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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 14:52

30 avril : il pleut, le ciel est gris et bas. Jamais je n’ai connu pareil avril en Provence. Le comble c’est que les pluies sont impuissantes à combler le déficit des nappes phréatiques.  Tout juste bonnes pour les viticulteurs, encore faut-il qu’il fasse très chaud dans les jours à venir. Bahia, la chatte, regarde curieusement les vaches couchées dans le champ voisin. Il y a quatre-vingt deux vaches dans le Vaucluse, dont vingt-deux à côté de chez moi. Cool, elles semblent ne pas snober la pluie, pourtant ce ne sont pas des normandes…allez-vous en savoir ce qui se pense dans la tête d’une vache…
Je lis « L’amour au temps du choléra » de Gabriel Garcia Marquès, du coup je me retrouve à des milliers de kilomètres d’ici, sur la côte des Caraïbes, parmi un peuple bigarré, métissé, bruyant qui déploie sa vie et ses amours à l’ombre de vieilles cathédrales espagnoles et se perd dans les petites rues en pentes où il cache sa misère, ses peines et ses espoirs.
 « …profite de ce que tu es encore jeune pour souffrir, après tu n’auras pas le temps ».
Un auteur qui écrit  cette réplique connaît la vie et, en matière de vie et de mort, Marquès est un maître. Vous n’avez encore rien lu de lui ? Qu’attendez-vous ? Fermez ce blog, cessez toutes vos affaires et courez acheter « Cent ans de solitude », son chef-d’œuvre !
Il paraît qu’en Amérique latine, quand Marquès descend dans un hôtel, la foule est à l’entrée qui se presse, enthousiaste, pour l’acclamer comme elle le fait pour un joueur de foot. Ici, seuls les joueurs de foot et les petits chanteurs d’une sous-académie ont droit à ce traitement…
Il a inventé, Marquès, le « réalisme magnifique » et ces personnages troubles qui se promènent avec, au-dessus de la tête, une couronne de papillons polychromes dont le battement des ailes rythme le pas pressé..
Pas facile à lire. En espagnol, il manie la langue comme un pianiste les arpèges et les gammes. Sa richesse de vocabulaire est sutpéfiante… et quand je pense que, de nos jours, les gens se contentent au maximum de mille deux-cents mots pour exprimer leur vécu…
Il y a des villages sans télé où, le soir venu, les habitants demandent à celui qui sait de lire des chapitres entiers de « Cent ans de solitude ». Et si on jetait nos télés part la fenêtre ?
Le Pen, Jean-Marie, a déclaré ce matin sur France-Inter que « Bienvenue chez les Ch’tis » était un film de mauvais goût et un signe de décadence française. Pas inexact comme jugement… dans le genre : « c’qu’on est bien chez nous dans notre médiocrité » le film dépasse l’entendement. Et dire qu’il totalise vingt millions d’entrées…
30 avril, c’est aussi l’anniversaire du suicide d’Hitler et d’Eva Braun dans cette atmosphère apocalyptique de « Gotterdammerung » du Berlin en flammes. Ils n’ont pas eu le temps de consommer leur mariage, nos tourtereaux… elle n’a pas voulu se tirer une balle dans la tête par peur de casser son joli minois, le cyanure suffisait. Lui, il a pris les deux : cyanure d’abord et une balle dans la tempe ensuite ; certains historiens parlent de balle dans la bouche… va falloir élucider ce point capital...
Goebbels, dans son Journal, n’a qu’éloges pour la :
« discrète, charmante et cultivée Fräulein Braun qui s’occupe si bien du Führer ».
Drôles quand même les passions des femmes… Certains psyhiatres disent que les unes sont cérébrales et les autres hormonales.
Eva Braun : dérèglement hormonal !
Mais faut-il croire les psychiâtres ?

evaEva Hitler, née Braun.


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Published by Candide
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