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Texte Libre

Gilles Deleuze

"Tout philosophe s'enfuit quand il entend la phrase: on va discuter un peu."
(Qu'est-ce que la philosophie ?)

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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 08:40
Parce qu’il est noir, je suis heureux que le sénateur Obama ait été élu Président des Etats-Unis. Ce n’est pas un changement, mais une révolution et rien que pour ce chromatisme nouveau, je m’en réjouis.

Et partage la légitime fierté de tous les noirs, des Etats-Unis comme du monde, qui voient leur diginité reconnue.

Et maintenant ?

Le Président Obama, saura-t-il tenir ses promesses et les espoirs qu’il suscite ?

Voyons un peu et dans le désordre

Va-t-il, comme promis, fermer Guantanamo ?

Instaurer une couverture médicale universelle dans un pays où cette proposition a valu la haine à Hillary Clinton ?

Rapatrier les troupes d’Irak dans les treize mois qui viennent, au risque de rentrer en vaincus ? Parlementer en Afghanistan avec les Talibans ?

En finir avec la politique expansionniste de l’Otan ?

Résister aux lobbies qui poussent à la guerre au Moyen-Orient ?

Faire de réels efforts pour qu’une solution digne et pacifique voit le jour dans cette région ?

Ecouter, enfin, les Palestiniens ?

Ecouter, enfin, les Iraniens ?

Considérer les Européens comme autre chose que des godillots et l’Europe comme une chasse gardée ?

Décoloniser l’Amérique latine ?

Croire enfin que s’il y a des pauvres, ce n’est pas seulement parce que les riches sont vertueux et que Dieu les aime, mais parce que l’injustice règne chez les hommes ?

Et mettre en place, ne fut-ce qu’un embryon de politique sociale en faveur des plus démunis ?

 

Mais il y a aussi autre chose : je ne sais pas si les forces occultes qui agissent dans l’ombre des Etats-Unis et du monde vont laisser le rêve se dérouler tel quel. Je me souviens de Kennedy assassiné par les sicaires de lobbies mécontents des réforme – fiscales entre autres - que ce Président souhaitait inaugurer.

A la place du futur Président des Etats-Unis, je ne baisserai pas ma garde.

L’Histoire repasse les plats.

 

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 08:37

Nous avons, vous et moi – à moins d’être pathologiquement animé de pulsions suicidaires – le sentiment d’être ici, sur terre, d’une façon absolument légitime et que toute remise en cause de cette légitimité est un scandale.
La mort qui nous arrache à ce sentiment de légitimité, est ce scandale.
D’autant plus scandale que l’homme est le seul être où existence et essence co-existent (Heidegger). L’homme n’est pas une choses à propos de laquelle on peut se poser la question : qu’est-ce donc, cette chose ? L’homme se déploie dans l’existence parce qu’il est, tout simplement !
La formulation de la question devrait être : qui est l’homme ? et non pas : quoi est l’homme ?
Ce que Kant avait esquissé des caractéristiques de l’homme peuvent se résumer à cette simple constatation que Heidegger développera par la suite : l’être de l’homme est un être-là (Dasein).
L’homme avant d’être libre, digne et raisonnable est d’abord « là », c’est son être !
Mais si l’homme se déploie dans le monde en fonction de son être-dans-le-monde il n’est rien d’autre que ses modes d’être dans le monde (ou la société).
L’homme serait donc condamné à une fonctionnalité dont toute spontanéité serait exclue.
Ce qui n’est pas le cas, car l’homme, être-dans-le-monde, prend conscience que dans son être il y va de lui-même, il com-prend, dès lors, sa propre existence par son Soi.
La compréhension de sa propre existence est
  pour Heidegger, le principe même de la philosophie qui donne à l’homme cette énorme possibilité d’être le maître de l’être  (sumum ens).
L’homme est un être-là, mais c’est aussi un être-lui-même, et c’est lui-même qui est son souci (Sorge).
Tous les comportement de l’être-dans-le-monde sont caractérisés par le souci de n’être plus là un jour et de tout faire pour se maintenir le plus longtemps possible dans le monde, ce refus de rester dans le monde engendre chez l’homme l’angoisse et le sentiment de ne pas être chez soi dans le monde.
A partir du moment où la mort sort l’homme du monde, il a la certitude de n’être plus que soi. Et le « soi » est la réponse au « qui ?» de l’homme.
Le « soi » ne peut être « déchu » de l’homme, car réduit à n’être que lui-même, le « soi » se banalise dans l’anonymat du « on ». Et, dès lors, il n’est plus « soi ».
Mais l’homme n’a pas choisi d’être dans le monde, il y a été « jeté » par son propre être, sans prise sur le jet ni sur le rejet. Il compte pour rien dans l’origine comme dans la finalité, il est « nul ».
La prise de conscience que la mort arrache l’homme à l’emprise du « on », réalise son principe d’individuation et lui permet d’être « soi ».


Ces 
 graves considérations ne doivent pas vous empêcher d’être vous « ici et maintenant », et d'exister pour vivre....


 rothko

Mark Rothko

 

 

 

 

 

 

 


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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 19:11

Le philosophe Cornelius Castoriadis, est mort en 1997, mais il nous a laissé un message qui reste actuel et qui, à l'aune des boulevesements que nous avons vécus ces derniers temps, est particulièrement fécondant.

C'est quoi une véritable démocratie ? Pour Aristote, c'est un système dans lequel le citoyen (le « zoon polikon ») est capable de gouverner et d'être gouverné.

Et gouverner, c'est quoi ? Tout simplement, faire signe !

Faire un signe, c'est indiquer une direction, c'est montrer le passage à emprunter.

Napoléon le fit, avant lui Alexandre, plus près de nous il y eut Mittérand qui s'y essaya.

Aujourd'hui ? Plus personne ne fait signe, ne montre plus rien et se contente de suivre le mouvement.

Que proposent des McCain, Obama ou Sarkozy ? Rien de transcendant. Ils veulent être élus, le rester et, pour ce faire, suivent les sondages et s'y adaptent. Ils ne montrent pas le chemin !

Ce dernier est celui du libéralisme qui dit en substance : ne pas suivre une direction, se laisser aller, les choses se mettent en place toutes seules et se régulent automatiquement.

Les politiques, dans ce système, sont au mieux des gestionnaires, au pire les complices du déficit démocratique qui en découle.

A Athènes, les citoyens votaient et puis, à tour de rôle, remplissaient la fonction de magistrat (ministre) de la République. Ils gouvernaient et étaient gouvernés. Ils savaient où ils allaient car ils étaient tous responsables de la feuille de route.

Aujourd'hui, les citoyens sont libres un jour tous les cinq ans, quand ils vont voter. Après ils délèguent leur gouvernance à d'autres, les politiques,  qui se font conseiller par des spécialistes, des technocrates, des hommes et des femmes qu'ils ne connaissent pas et qui influent, chaque jour, un peu plus sur leur destin.

Pire, les citoyens se détournent de leur droit à la gouvernance, il leur semble suspect, genèse de déceptions toujours plus amères et, s'ils votent encore, ils n'y croient plus.

Et pourquoi donc ?

Parce que le champ politique est devenu trop vaste. A la cité athénienne a succédé le pays, à ce dernier ces immenses entités que sont les Etas-Unis (d'Amérique p.ex, d'Europe ou de Russie) ; le citoyen n'y retrouve pas ses marques, il ne peut se soucier de ce qui se passe loin de chez lui, souvent dans des régions qui ne parlent pas sa langue et ne partagent pas ses habitudes. Plus c'est grand et demesuré, moins c'est humain, retenez-ça !

Alors ?

Première chose à faire : résister.

D'abord à cette propension de tout unifier. En revenir à l'unité de base, la cité. Impossible, me rétorquerez-vous. Et pourquoi pas ? Voyez la Suisse, ce n'est pas un grand pays, mais les citoyens sont capables, canton par canton, de se prononcer sur les projets du gouvernement cantonal et sur celui de Berne en  réclamant un réferendum sur tel ou tel de type de sujet.

Et puis, tout simplement, se manifester ! Ecrire à son député, le visiter dans sa permanence, dire ce que l'on pense, lui faire sentir qu'il est jugé et pas seulement sur sa propension à favoriser le clientèlisme. Lui prouver que l'électeur n'est pas indifférent, passé le scrutin.

Lire les journaux d'opinions, leur envoyer des missives.

Ne pas s'attacher à un parti et encore moins à un homme. Choisir les programmes d'abord.

Mais, répondrez-vous encore, il n'y a pas de programmes si différents, tous racontent la même chose...et je vous rappellerai que vous êtes des hommes et des femmes libres et que vous devez user de votre liberté,  « Il faut choisir : se reposer ou être libre » disait Thucydide. Vous pouvez influer sur le cours des choses. Plus que du talent, cela demande du temps, du courage et de la volonté.

Et puis, il faut le faire. La planète est en train de crever, la rapacité aveugle des hommes l'étouffe et justement, il y a l'écologie qui nous montre une nouvelle direction, celle du respect de cette terre qui nous accueille et dont nous ne sommes pas les propriétaires. Voilà un cours nouveau qui peut nous mobiliser, en dehors de toute option partisane.

Ensuite : dénoncer !

L'injustice, le mensonge et tous ces mirages que nous fait miroiter cette société de consommation qui veut nous tenir dans ses tentactrices tentacules. Cela peut se faire individuellement, certes, mais aussi dans des associations, des cercles, des partis, des syndicats.

Et je terminerai par mon dada : l'esprit critique et le devoir d'impertinence !

Mes amis, ne croyez pas tout ce que l'on vous raconte comme ça, sans plus, en signant des chèques en blanc. Jugez sur pièce, réfléchissez, comparez, enquêtez, renseignez-vous, étudiez. Si vous le faites une soirée par semaine, plutôt que de regarder cette télévision débile qui vous intoxique, vous auriez fait un grand pas vers ce que Castoriadis appelle « l'autonomie », soit le pouvoir de créer ses propres règles.

Et sachez que celui qui les crée, ces règles, est son propre maître !

castoriadis2

Cornelius Castoriadis.
"La Montée de l'insignifiance" Le Seuil 1996


 

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 08:44

Comment définir la vérité ? Ce n'est pas si simple que ça...
En règle générale, c'est l'adéquation entre le jugement et l'état de chose qu'il vise. Kant est formel: "...la vérité est l'accord de la connaissance avec son objet..." (Critique de la Raison Pure ).

Déjà, pour les Scolastiques, la vérité est l'adéquation de l'intellect et de la chose ("adequatio intellectus et rei").

A première vue c'est très clair. Si je vois un chien et que je dis  que ce que je vois est un chien, je suis dans la vérité car il y a adéquation entre ce que j'énonce et ce que j'ai vu.
Il en va de même si j'affirme que la somme des angles intérieurs d'un triangle est égale à deux droits. Pas de discussion là dessus. C'est vrai !
Mais qu'en est-il des affirmations suivantes ?
"Ce tableau est beau !", "Dieu existe !" ?
Ces deux affirmations peuvent être la vérité de l'un mais pas de l'autre. Ce sont des opinions !
Déjà Démocrite, un philosophe d'avant Platon professait: "...il n'y a rien de véritable, l'opinion de tous fait l'opinion de chacun..."
Une opinion n'a pas à être vraie ou fausse, il suffit qu'elle s'affirme.
Chez les Grecs, l'opinion c'est la "Doxa" qui s'oppose à "alètheia", la vérité. "Doxa" vient d'un verbe, "dokein", qui signifie "sembler bon, paraître", en français le mot "dogme" provient de ce verbe alors que sa signification actuelle est plus figée: le dogme est ce qui ne se discute pas, ce qui s'accepte tel quel, une fois pour toutes.
La vérité ne pourrait donc être affirmée qu'à propos d'objets ou de constructions intellectuelles démontrables.

Il ne faudrait donc s'occuper que des objets dont notre esprit parait pouvoir atteindre une connaissance certaine et indubitable, comme l'écrivait Monsieur Descartes.
Seulement voilà, poursuit ce bon philosophe, il se trouvera peu de choses dont il nous soit permis d'entreprendre l'étude... 
Et comment donc ! Depuis la physique quantique nous savons que 2+2 n'égale pas 4 mais tend vers 4 et ce génial Monsieur Gödel nous a démontré, dans son célèbre théorême, qu'on ne peut démontrer toutes les vérités mathématiques. C'est son principe d'incomplétude, ce qui signifie, entre autres, que l'arithmétique est basée sur un ensemble d'axiomes indémontrables.
Dois-je en plus appeler le chat de Shrödinger à la rescousse ?
Tout cela n'est pas très rassurant.
Et si la vérité était autre chose ?
Prenons Hegel; pour lui la vérité serait, au sens philosophique l'accord d'un contenu avec lui même. Ainsi, "vrai ami" égale ami dont la manière d'agir et conforme au concept de l'amitié.
Heidegger dans "Etre et temps" fait l'exégèse du mot "alètheia".
"Alètheia" (Vérité) serait pour lui le mouvement par lequel une chose est arrachée à l'obscurité dans laquelle l'oubli relègue toutes choses...
On est loin des Scolastiques et de Descartes !
Mais on n'est pas près d'aboutir !
C'est peut-être Hegel qui est le plus réaliste en la matière. Pour ce dialecticien,, il faut penser le vrai comme résultat d'un mouvement dans lequel les déterminations provisoires sont réfutées comme autant de moments d'un mouvement général dont la vérité est la recollection et le rassemblement.
C'est compliqué, très théorique et l'occasion de faire du vrai avec du faux et le contraire...

Mais Nietzsche, lui, est plus catégorique: "...ne pas pouvoir contredire est la preuve d'une incapacité et non point d'une "vérité"." (La Volonté de Puissance").
Le mot de la fin peut revenir à Wittgenstein qui, sceptique, s'interroge sur le fondements de nos croyances: "Ce qui est écrit dans les manuels scolaires, dans le livre de géographie par exemple, je le tiens en général pour vrai. Pourquoi ? Je dis: Tous ces faits ont été confirmés des centaines de fois. Mais comment le sais-je ? Quel témoignage en ai-je ?..."
Une fois n'est pas coutume, faisons appel à une autre source.

Jésus, lors de sa Passion est arrêté et conduit chez Pilate.
Ce dernier lui pose alors la question: "Qu'est-ce que la Vérité ?"

Et Jésus de se taire.

 

 




 




 

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 21:25


Le monde est secoué par une crise indigne qui ruine, et pas qu’aux Etats-Unis, l’épargne et les retraites de braves gens confiants dans un système qui les a trompé. Le travail, censé ennoblir l’homme, le pousse parfois au suicide, à la dépression souvent. Une femme sur cinq, dans notre République, est battue, des jeunes-filles sont forcées à un mariage qu’elles ne souhaitent pas. L’argent est l’aune à la mesure duquel on juge celui qui en a et celui qui n’en a pas, et la survie de la planète est hypothéquée par la rapacité des hommes qui l’exploitent.

Et c’est dans ce contexte trouble et alarmant que le Conseil de l’Ordre du Grand-Orient de France se fait remarquer en déférant devant la justice maçonnique, aux fins d’être suspendus, les maïtres des cinq Loges qui ont initié des femmes !

L’information a été rendue publique par le site Rue89 (http://www.rue89.com/2008/10/08/169-francs-macons-menaces-pour-une-histoire-de-femmes ) et répercutée dans « LExpress » et la revue de presse de France Inter. Consultez le site, lisez les commentaires des maçons et des profanes, c’est édifiant, il y a de quoi être honteux !

La question qui se pose, depuis plusieurs années, aux Francs-Maçons, n’est pas celle de l’admission, ou non, des femmes, mais bien de leur mission. Etre maçon, cela sert encore à quoi ?

Au XVIIIem siècle, les choses étaient très claires et exaltantes : « réunir ce qui est épars, être le centre de l’Union », c’était une tâche nouvelle, progressiste, humaniste et les pères fondateurs s’y sont attelés avec l’enthousiasme que l’on sait ;  inutile de revenir la-dessus.

Mais aujourd’hui, alors que les grands thèmes qui les ont mobilisés sont publics et débattus dans tous les médias ? Quid ?

Faire comme le Grand-Orient de France et se poser en vigile et gardien des « valeurs de la République » ;  la laïcité, la liberté, l’égalité, la fraternité et la tolérance, c’est bien beau et même nécéssaire mais, avouons-le, n’est-ce-pas enfoncer une porte ouverte ?

Et faut-il encore pour ce faire des « signes, mots et attouchements » ?

Et s’il faut le faire, ne convient-il pas de s’associer tous à cette tâche : hommes et femmes ?

Poser la question, c’est y répondre.

Alors, les maçons, ils servent à quoi ?

Ne pensez-vous pas, chers amis, que le temps est venu de remettre les choses en place et de rétablir (de remettre sur la table) cette notion dont l’absence explique à elle seule les évènements tragique que nous vivons dans le monde : la vertu !

Vue sous l’angle de la disposition naturelle à faire le bien, à privilégier le sort commun plutôt que le particulier, à rechercher l’ « arètè » chère à Aristote, qui est l’excellence en toute sorte d’être, d’acte ou de fonction.

N’est-ce pas ce qui manque cruellement au monde qui est le nôtre miné par ses contradictions ?

Refonder la vertu, ce n’est pas une tâche facile, c’est même un apostolat quasi révolutionnaire, et je pense, très sincèrement, que pour ce faire, la discrétion, les rituels maçonniques, la manière de faire propre à « l’Art Royal »,  peuvent contribuer à réaliser cette alchimie délicate qui change l’homme et l’exalte.

C’est sans doute aucun, la question principale qui devrait être à l’étude des Loges : comment pouvons-nous faire en sorte que la vertu ait à nouveau droit de cité ? comme faire pour que la morale y retrouve sa place ? comment rendre à l’altruisme ses lettres de noblesse ?
Mais au lieu de cela, certains, accrochés à de vieux reflexes sexistes, s’obstinent à croire que les mâles, dans cette « ré-flexion », se doivent de rester entre eux.

Ne nous faisons pas d’illusions, si nous souhaitons que la franc-maçonnerie reste vivante, qu’elle poursuive le but de ses fondateurs, qu’elle soit toujours l’aimant de ce « centre de l’union », c’est par cette refondation de la vertu qu’elle perpétuera son légitime prestige.
Et les femmes, dans cette tâche, doivent se faire entendre. Entre elles et parmi les hommes.

Sinon, à l’instar d’une maçonnerie anglo-saxonne, la Franc-Maçonnerie française se confinera à quelques clubs de notables, au mieux soucieux de leur émulation personnelle, au pire à un réseau d’affairistes très privés.

Et qu’on ne se fasse pas d’illusions, d’autres viendront qui imposeront leur « vertu » !
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8 octobre 2008 3 08 /10 /octobre /2008 17:57

Au début était l'existence, vint, ensuite, la conscience d'exister.
Et cette conscience, est-elle connaissable ?

"... si de fortune vous fichez votre pensée à vouloir prendre son être, ce sera, ni plus, ni moins que qui voudrait empoigner de l'eau." écrit ce bon Monsieur de Montaigne.
La conscience est cependant accessible. Pour Bergson elle est d'abord la mémoire et pour Descartes, la pensée est la connaissance immédiate de tout ce qui a lieu dans la conscience du sujet.
Toute pensée est l'acte d'un "Je" qui pense, ajoute Descartes.
La conscience ne porte pas que sur des objets extérieurs mais aussi sur elle même. "Etre conscient c'est penser et réfléchir sa pensée", toujours selon  Descartes.
La conscience de soi suppose la conscience tout court mais peut-elle être saisie comme un moi pur en dehors de tout contenu de représentation ?
Si l'on ne peut connaître la conscience qu'en l'observant (introspection), alors la conscience est à la fois observatrice et observée... juge et partie...

La conscience est donc sujet et inobjectivable.
Qu'en est-il pour la conscience d'autrui, comment l'appréhender ?
Husserl donne une réponse originale: les hommes forment une communauté de consciences qui font de l'homme un sujet ouvert et participant aux autres subjectivité. "... si j'éliminais d'un seul coup, par la pensée, tous les autres hommes, le monde perdrait jusqu'au sens d'être qu'il a pour moi."
On n'est jamais conscient que de quelque chose ajoute Husserl et ajoute-t-il (et à sa suite Sartre, Heidegger et Merleau Ponty), ce dont la conscience est consciente n'est pas dans la conscience (comme les sardines dans leur boîte); il y a présence dans les consciences par 
l'intentionnalité.
En d'autre terme, la conscience est la rencontre entre elle-même et l'objet. Toute conscience est conscience de quelque chose mais elle est aussi orientée vers quelque chose...

La conscience vise des objet qui appartiennent au monde, le monde en est donc son horizon indépassable.
Ce monde est dans l'espace et dans le temps.
 
 

Ce tableau est intitulé: "La prise de Conscience". On s'en doutait !

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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 16:53
Milton Friedman, le gourou du néo-libéralisme.

Je les entends d'ici : « si crise il y a, ce n’est pas à cause du libéralisme, c’est parce qu’il n’y a pas assez de libéralisme ; c’est ce qui reste encore d’intervention étatique qui a vicié la machine, à la manière d’une virus exportant ses métastases… et puis, une crise ce n’est pas que du négatif, c’est l’occasion, le moment, de faire montre d’esprit inventif, de saisir l’opportunité, d’imposer (imposer !) des solutions nouvelles, radicales, innovantes, audacieuses…et patati et patata… »

Voilà, chers amis, les discours que, passé le coup de gong de Wall-street, vous risquez d’entendre à vos oreilles car, ne vous y trompez pas, les apprentis sorciers qui, aux Etats-Unis, ont ruiné des tas de braves gens et les ont privés de maison, de retraite, d’économies, ne vont pas plaider coupable. Que non ! Leur morgue est intarissable, leur assurance inouïe, leur cynisme aveugle. Pour eux, c’est le moment de ramasser les morceaux et reprendre la partie, comme le fait, au casino, un bateleur ivre.
Mais, me répliquerez-vous, ce sont des monstres. Pas du tout ! Tout simplement des hommes pénétrés de l’idée, héritée du calvinisme le plus pur, que le monde est divisé en deux : les « élus », les « sauvés » et les autres. Les premiers se doivent d’agir librement, ils le feront, c’est sûr ! pour leur bien qui est celui de tous. Les autres, les « damnés » d’avance, ne peuvent qu’empêtrer sur leurs nobles buts. L’Etat s’occupe trop des seconds, ce qui vicie l’activité des premiers. Aussi simple que ça ! Moins d’Etat, plus de liberté pour les « élus », voilà leur credo.

Le papier précédent était consacré à ce brulôt prophétique qu’est ce livre de Madame Klein qui analyse parfaitement l’état d’esprit de ceux pour lesquels, après la déblâcle, seul compte encore le profit. Le scénario, ne vous y trompez pas, va se reproduire. Ils vont se précipiter sur ce qui reste de la dépouille comme des vautours affamés, et la dépèceront jusqu’aux os. Et nous, assomés, anxieux de l’avenir, nous resterons sans réactions et boirons la coupe jusqu’à la lie !

Dès lors, soyons vigilants à l’extrême, ne nous leurrons pas d’illusions, ce n’est pas ce qui vient de se passer qui nous débarassera de la bête. C’est avec nos sous, ceux des épargnants américains et européens, que ces financiers retors, qui ont généré le désastre, seront renfloués ; pour faire quoi après, sinon la même chose ?

C’est le système qui est pervers, extrêmement pervers. Depuis une trentaine d’années, on n’entend plus que les mots « profit » et « rentabilité » ; l’ogre ne connaît pas de limites à son appétit dilaté. Si vous, braves gens, souhaitez un bonheur tranquille sur l’air du « sam’suffit », sachez que, pour eux, « assez » est inconnu, rien n’est de trop, tout reste à engloutir.

Ils ont la presse, la télévision, ils filtrent l’information, vous inventent des ennemis, incitent au choc des civilisations, comme ils disent ; pour eux la guerre est une activité commerciale de plus, et rentable avec ça. L’insécurité, la peur, l’angoisse du lendemain, la précarité ne sont pas des drames, mais des marchés à exploiter !

Savez ce qu’a rapporté la guerre en Irak à ces sociétés privées qui louent des milices à l’armée des Etats-Unis ? Des milliards de dollars.

Ce qu’a rapporté l’ouragan Christina aux promoteurs privés qui ont rebâti la Nouvelle-Orléans, selon les normes les moins sociales qui soient ? Des centaines de millions de dollars.

Ce que les politiciens corrompus en Afghanistan, au Pakistan et ailleurs détournent en toute impunité et complaisance états-unienne ? Faramineux 

Et les exemples abondent.

Tant que cette manière de faire et de voir les choses,  et surtout de ne voir dans les gens que des choses qui consomment perdure, nous serons les dindons de la farce.

Et nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer.

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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 18:26

La condition humaine est une tragédie : elle est condamnée à mort !

Et rien n’y fera, la Parque est là qui viendra quand son temps sera venu.

A la question : la vie a-t-elle un sens ? aucune réponse définitive n’a été donnée ; posons-nous alors la question : la mort a-t-elle un sens ? 

La mort est la fin de l’existence, elle est le moment où nous ne sommes plus « là « , mais qu’étions-nous quand nous étions « là » ?

Nous sommes sortis de notre stance un beau jour, sans l’avoir voulu, frustrés et angoissés d’en être séparé et nous avons été, à notre esprit défendant, exposé « là » sans savoir vraiment pourquoi.

Car la question : pourquoi vivons-nous ? se pose aussi.

Suffit-il de vivre pour se rendre compte que dans le fond nous sommes indépendants de notre conditon d’ »êtres » humains. Que nous sommes indépendants du fait d’être tout court ? Qu’en somme l’être n’est qu’un moyen – et non pas une conditon nécessaire – pour nous faire reconnaître des autres, qui ne sont pas plus que nous ne sommes ,

Etre indépendant du fait qu’on « est », fait de la mort, négatrice de l’existence, un retour vers une authenticité non pas originelle mais essentielle.

Notre essence, dans cette perspective, serait la mort, l’absence d’existence, la reconnaissance de la stance comme « là » de toute éternité.

Et l’existence, une perturbation de cet « ordre des choses ».
Et nous serions marqué par la mort bien plus que par la vie !

La vie, Aristote l’avait compris, ne se justifie que par l’âme, cette animation qui fait qu’une plante n’est pas un caillou et un homme plus « animé » qu’une plante.

Oui, mais si âme il y a, pourquoi ?

Pourquoi a-t-il fallu qu’un beau jour la stance dans laquelle baignait – sans doute en pleine béatitude – ce qui deviendra un humain, soit perturbée et expulse ce dernier ?

Les multiples réponses à cette question n’ont pas épuisé le sujet.

Au bout du compte, il reste la mort, à laquelle tout un chacun, arrivé au bout de la route, finit par aspirer à en croire le bon docteur Freud.

Ces quelques lignes, vous vous en doutez,  ne donneront pas une réponse à ces interrogations existentielles. Elles visent simplement à mettre en exergue le domaine propre de la philosophie, soit, comme l’a si bien circonscrit Jaspers, les situations limites qui sont le propre du domaine de la pensée philosophique.

Vivre et mourir se prêtent, par excellence, à la réflexion – dans le sens du retour en soi – philosophique. Mais, vous demanderez-vous, l’homme désire-t-il à ce point opérer cette ré-flexion, n’est-elle pas trop difficile d’accès, décapante dans sa mise à plat de nos illusions et croyances toutes faites ? La réponse est sans ambages. L’homme, dans sa grande majorité, fuit ces interrogations. Il se réfugie dans le « on » anonyme et protecteur.

La mort est une tragédie, la vie l’est aussi avec son cortège de malheurs, d’injustices, de désillusions et de trahisons. Mais elle a au moins une qualité : elle met le « moi » en première ligne. Cruellement, sans doute, mais l’intensité avec laquelle elle le fait, est sans pareille.

Reste la noblesse de la lucidité qui nous fait avancer, pareil à un chevalier solitaire juché sur son fidèle destrier, insensible au vents mauvais qui balaient une plaine hostile.

Mais c’est Don Quichotte, que vous nous décrivez là ?

Affirmatif ! Soyons des Don Quichotte !

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 09:39




Laïque vient du grec « laos » (peuple).
Etre laïque c’est être une composante de la population, une composante pure, telle quelle. Rien de plus, rien de moins.
On peut donc définir la laïcité comme :
« Le fait de considérer l’habitant de la cité dans sa seule et unique qualité de citoyen ».
C’est curieux, tout de même, que ce terme, laïcité, soit si peu compris et même considéré comme une « exception française ».
L’article premier de la Constitution stipule que : « La France est une République une, indivisible, sociale et laïque. »
Et c’est sur ce « laïque » que la définition coince.
Dans la définition supra, tout citoyen est laïque nonobstant ses opinions politiques, religieuses ou autres. Le grand rabbin est laïque, tout comme le cardinal primat, le recteur de la Mosquée,  le Premier Secrétaire du Parti Socialiste ou le Président de la République.
La loi, dans cette optique, s’adresse à tous.
Et, s’adressant à tous, elle ne se confond avec personne.
Il ne peut donc y avoir des lois pour les uns et d’autres pour les autres.
La laïcité n’est pas une philosophie, une morale, une religion de substitution, c’est l’extériorisation de la citoyenneté. 
On se présente devant la loi (les tribunaux, par exemple) comme citoyen et non pas en catholique, musulman ou athée.
L’importance de cette définition est capitale. Nous sommes déjà dans une société plurielle, des opinions se côtoient qui souvent sont radicalement opposées, des religions cohabitent plus ou moins bien, de nouvelles spiritualités voient le jour qui réclament une reconnaissance, des communautés veulent imposer leur identité.
On pourrait adopter l’attitude qui consiste à dire : « Faites comme vous le souhaitez pourvu que l’ordre public ne soit point perturbé ». C’est la manière brittanique du « laissez faire ».
Le Canada l’a adopté qui est confronté aujourd’hui à une pléiade de communautés qui toutes ont leur manière de vivre et de faire reconnue comme telle par des lois. Il n’y a plus une loi, contraignante pour tous, il y a des loi pour les uns et pour les autres.
C’est le communautarisme.
Nos racines religieuses font partie de notre identité culturelle et non pas politique. Bien des peuples en Europe l’ignorent ou ne veulent pas le savoir. Deux pays en Europe ont reconnu la laïcité de l’Etat : la France et le Portugal (comme c’est le cas en Turquie) ; d’autres ont leur religion « d’Etat », comme la Grande-Bretagne, le Danemark, la Grèce ou l’Italie, d’autres encore sont flous sur ce chapitre, c’est le cas en Belgique.
Et si ces pays sont flous, c’est précisément par manque d’une définition simple et précise de ce concept, d’une définition comme celle que je donne en tête de ce papier : nous sommes tous des citoyens et dans notre rôle de citoyen nous faisons abstraction de nos opinions philosophiques ou religieuse, nous n’avons en tête que la coexistence qui doit pacifiquement unir les habitants d’une même cité.
Ce qui ne veut pas dire que dans le débat politique nous ayons à mettre nos idées religieuses ou inspirées par notre foi, en veille. Loin de là ! nos institutions nous permettent (encore) ce débat, nous devons y remplir notre rôle.
L’Eglise catholique l’a parfaitement compris qui, dès l’acceptation de la laïcité de l’Etat admise et intégrée dans son chef, en a tiré parti, à un point tel qu’elle refuse aujourd’hui toute modification de la loi 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Au grand dam du Ministre de l’Intérieur, devenu, depuis, Président de la République.
La laïcité ne doit pas être, comme c’est le cas, parfois en France ou en Belgique, un mot d’ordre, une philosophie en soi, un refus de la religion ou, ce qui est stupide, une morale. C’est une attitude politique, et rien d’autre.
Il est peut-être difficile pour un athée d’admettre que l’Etat, en France, entretienne les églises catholiques et finance, d’une manière détournée, la construction de mosquées. La cohabitation est à ce prix.
La laïcité n’est pas refuser et encore moins rejeter la religion. C’est la reconnaître comme telle dans la sphère privée. Ce n’est pas l’ignorer, c’est en faire un interlocuteur non pas privilégié, mais comme les autres (syndicats, associations…)
Cette définition de la laïcité peut mettre un terme aux interrogations qu’elle suscite.
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 10:17

La polygamie est un fait sociétal universel. Les hommes meurent à la guerre, les femmes en couche, mais,  au bout du compte, les femmes sont plus nombreuses que les hommes. S’ajoute l’exacerbation de l’instinct de procréation qui veut qu’un nombre élevé de mâles soit image de puissance masculine, la fille n’étant qu’un pis aller.
Les religions païennes et monothéïstes ont toutes légiféré sur la vie sexuelle et conjugale de leurs zélateurs. Nous ne trouvons des formes de polyandrie que dans certaines tribus africaines ou océaniennes régies par un système matriarcal où le lien entre la sexualité et la procréation n’est pas établi.
La polygamie est la règle, la monogamie l’exception.
La polygamie garantit pour chaque femme une potentialité de fécondité. Souvent elle conforte, par l’endogamie, la perennité et l’originalité du corpus social.
La monogamie est le fait des moins favorisés, quant au célibat il est proscrit quand il n’est pas une sanction sociale.
Sur le plan sexuel, la polygamie accorde au mâle une excitation de la libido que la monogamie, vu les grossesses sucessives, les allaitements et la fatigue corporelle de la mère mettaient en sourdine.
Les religions légiférèrent donc à qui mieux-mieux. Pour la femme, interdiction de l’adultère (en fait, la confirmation du mâle dominant), répudiation de la femme stérile, statut du gynécée et des courtisanes.
La Bible nous apprend ainsi que Roboam eut 18 femmes et 60 concubines, Abia, Roi,de Juda 14 seulement. Dans le Lévitique nous lisons : n’introduis pas dans le harem la femme de ton fils. Ailleurs, le Deutéronome, prudemment conseille au roi de ne pas multiplier le nombre de ses femmes (le mieux nuit au bien !). Et le Qohelet nous vante les délices des hommes : les servantes ! (du harem). (Qo.2. 8)
La femme, repos du guerrier, délice en temps de paix, servante et courtisane.
Pas étonnant, dès lors, que la monogamie quasi névrotique des chrétiens, leur attitude suspicieuse et hostile face à la sexualité, ait amusé d’abord, choqué et scandalisé les juifs et païens.
Qu’en est-il aujourd’hui ? 
Ne pas se leurrer. La polygamie existe toujours, elle revêt, en Occident,  des formes plus discrètes. La maîtresse de l’homme marié, la courtisane de passage rencontrée dans les endroits ad hoc. La pratique d’une sexualité soi-disant libérée qui se manifeste à travers des moeurs débridées qu’on ne peut que condamner.
L’islam est très très clair sur tous ces sujets.
La règle est la monogamie. L’exception la polygamie. Cette dernière est permise dans les limites suivantes : «
 Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins, épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux, trois, quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves. »  (Cor.4,3). Avoir jusqu’à quatre femmes est permis pour autant que l’on ne soit pas injuste envers les orphelins : les enfants que ces femmes ont pu avoir de père décédé, il faut les traiter comme ses propres enfants. Envers les femmes non plus. Chaque épouse, en traitement et entretien, est égale aux autres. Elle doit avoir sa propre habitation et le mari ne peut vivre plus chez l’une que chez l’autre. En outre, il est obligé d’honorer (d’avoir des relations sexuelles) avec chaque femme, il ne peut, sur ce plan, n’en négliger aucune. Mieux : il doit donner du plaisir à chacune de ses femmes. Exit l’égoïsme sexuel. Nous sommes loin de la prescription biblique : tes désirs (femme !) se porteront vers ton mari (Gn.3.16)
Houlà ! Ce n’est pas une sinécure. D’autant que la femme négligée peut demander le divorce en sa faveur. Il vaut donc mieux réfléchir à deux fois avant de s’engager dans l’aventure polygamique. Les biens et les droits des orphelins sont strictement inventoriés et protégés.
L’islam en faisant de la polygamie un remède démographique et une protection des orphelins tempère le machisme inhérent à cette pratique et encadre (sans plus) le désir mâle de pluralité de partenaire.
Le christianisme paulien, faisant fi de la prescription de l’Ecclésiaste – jouis de la vie avec la femme que tu aimes  (Qo.9.9) -  fait du mariage un remède à la concupiscence : il vaut mieux se marier que de brûler (1Co. 7.1.8). Conception qui reste encore (chez les catholiques et les orthodoxes) d’une actualité pusillanime mais actuelle.
L’épanouissement sexuel – en dehors ou dans sa forme procréationnelle – est un droit pour chaque homme et chaque femme. L’institution religieuse devrait, sur ce chapitre, se montrer aussi discrète que possible. La religion ne peut pas tout encadrer. Devant une relation aussi intime que la sexuelle, seul le Créateur, mieux que personne, sait ce que fait et veut Sa créature.

harem
"Harem".  Picasso


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