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Gilles Deleuze

"Tout philosophe s'enfuit quand il entend la phrase: on va discuter un peu."
(Qu'est-ce que la philosophie ?)

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26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 17:04
Ne menez pas une vie ordinaire. Votre vie est exceptionnelle, vous ne la vivrez qu’une fois, alors n’en faites pas quelque chose de banal.
C’est vite écrit , cela, car, si l’on y réfléchit, tout se conjugue pour vous faire passer la vie la plus ordinaire qui soit. « Tout », c’est la vision bourgeoise de la vie, celle préoccupée par le « bien être », ou la vision marxiste qui vous voit comme « producteur.
Ne vivez pas pour être simplement « bien » ou pour produire, ou pour consommer comme le veut la vision capitaliste libérale.
 »Les petits et vulgaires plaisirs », comme les appellaient Tocqueville, fuyez-les !
Partez à la recherche de votre « authenticité ».
Là aussi, c’est vite écrit. C’est quoi l’authenticité ?
C’est marquer votre positionnement face à l’autre. L’autre c’est celui qui n’est pas comme vous. Ce sont vos parents, c’est votre conjoint, ce sont vos amis, vos collegues, vos ennemis.
Tous, sans exception,  ils vous veulent saisir comme il l’entendent. Vous les connaissez ces parents abusifs qui voient en leurs enfants une projection de leur ego. Vous le cotoyez peut-être ce conjoint qui vous veut à sa convenance (pour lequel vous devez con-venir) ; ces amis et collègues qui ne vous voient qu’à travers leur prisme et ces ennemis qui ne veulent pas vous voir.
Face à eux, faites-vous voir. Pas nécéssairement tels que vous êtes ou qu’ils croient que vous êtes. Comment pouvez-vous savoir réellement comment vous êtes ? Mais au moins tel que vous, vous croyez que vous êtes.
Pour opérer cela, vous devrez être votre témoin. Vous devrez vous regarder et juger comme on regarde et juge un acteur et vous remettre en jeu. C’est cela le positionnement.
Ce dernier réclamera de vous des remises en cause, des revirements, des abandons, des prises de positions que vous n’envisagiez pas.
Faites-le ! Trompez-vous, s’il le faut, n’ayez pas peur !
Dès votre naissance vous avez été programmé par un environnement que vous n’avez pas choisi. Remettez-le en question. Jugez-le. Jugez-vous. Jugez-vous tout le temps !
Affirmez-vous, s’affirmer c’est mettre en œuvre son autonomie. Soyez nihiliste pour mieux combler non pas le vide, mais votre propre vide.
Partez de ce principe tout à fait faux, sachant que tous les principes le sont :
 l’évasion est laRaison !
 Et une fois dehors, bâtissez votre propre palais, rédigez vos codes, tracez votre route.
Mais ne soyez pas prisonnier de ce palais, astreint aux codes et à l’itinéraire. Prenez de la hauteur, revoyez tout cela. La Révolution est permanente. C’est inconfortable ?. La vie authentique n’est pas le confort !
Nous vivons une ère de technicité où la question principale que se pose notre voisin est : comment ?
Vous, demandez-vous plutôt : pourquoi ?
A « comment ? », on trouvera toujours une réponse. Réponse technique à question technique .
A « pourquoi ? », interrogation philosophique, la réponse sera plus difficile. Si réponse il y a.
Et s’il n’y a pas de réponse, eh bien, vivez avec ce vide !. Ce vide sera un Mystère, n’ayez pas peur des mystères, vous êtes un mystère, vous aussi.
Mais dites-vous bien que vous n’êtes pas seul. Les autres ne sont pas seulement des ombres, ils interfèrent en vous comme vous interférez en eux.
Allez vers l’autre, mais n’y allez que si vous vous sentez fort. Mieux vaut une glaciale solitude qu’une tiède convivialité.
Et si vous vous sentez fort, n’oubliez pas que vous êtes faible.
Si vous êtes fort, vous n’aurez pas peur de l’autre. Vous le jaugerez, vous l’admettrez dans sa diversité et cette diversité vous l’accueillerez sans préjugés. Vous savez que vous pourrez partir à tout moment.
Et quand vous serez parti, songez au retour !
Soyez extra-ordinaire !
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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 19:35



09.02.jpgPosons-nous la question : l’homme désire-t-il la vérité ?  Et pourquoi ?
Rien n’est moins sûr. Il recherche d’abord son intérêt, son confort matériel et intellectuel. Si la vérité dérange, sa recherche dérange plus encore.
Aristote disait que l’homme est un être qui veut connaître. C’est faux, hélas. L’homme est un être qui, à tout prendre, préfère croire. C’est plus facile et confortable.
Alors que faut-il penser de ces hommes, une minorité, qui cherchent la vérité ?
Cette recherche est-elle sincère, spontanée, exempte de toute arrière-pensée ?
Nietzsche et, à suite, les autres philosophes dits « déconstructeurs » ont analysés les motifs qui poussent les hommes à cette recherche et, partant, cerné le concept de vérité.
Kant, un philosophe classique, n’a jamais mis en critique la valeur de la vérité et a toujours prôné, notre soumission au « vrai ».
Pour ce dernier, la pensée « tend au vrai », elle aime le vrai.
Nietzsche ne met pas en doute la volonté de vérité (même si les hommes, en fait, ne l’aiment pas plus que ça). La question que se pose Nietzsche est : qu’est-ce que le concept de vérité ?
Quelles forces et quelle volonté ce concept  présuppose-t-il ?
C’est le « vrai » lui-même que Nietzsche va critiquer.
Souhaitons-nous le vrai, ou le non-vrai, ou l’incertitude ou l’igonrance, interroge-t-il ?
Si vérité il y a, il qualifie un monde véridique. Un monde véridique suppose un homme véridique auquel ce monde renvoie. Qui est ce dernier ?
C’est un homme qui ne veut pas être trompé parce que c’est dangereux et nuisible.. Mais, dans cette hypothèse, le monde doit déjà être véridique. Si le monde était faux, c’est la volonté de ne pas être trompé qui devient dangereuse et nuisible.
On le voit, la volonté de vérité se forme « malgré le danger et l’inutilité de la vérité à tout prix ».
Et si cet homme voulait la vérité pour ne pas tromper, pour ne pas se tromper lui-même ?
Et si, en définitive,  cet homme qui chercher la vérité la cherchait non pas au nom de ce qu’est le monde, mais au nom de ce que le monde n’est pas ?
La vie peut éblouir, égarer, dissimuler, tromper. Pourquoi déprécier cette puissance du faux ?
C’est ce que fait celui qui veut le vrai.
Il va opposer à la vie la connaissance et, au monde, un autre monde, le monde « véridique ».
Ce monde « véridique » est inséparable de la volonté du chercheur de traiter l’autre monde comme apparence.
D’où opposition entre la connaissance et la vie et opposition des mondes qui dévoilent leur origine : ce sont des oppositions morales.
L’homme qui ne veut pas tromper veut un monde meilleur, pour des raisons purement morales.
Cet homme, animé par cette morale et qui veut le vrai (c’est-à-dire « son » vrai) , va faire la part des torts. Il va rendre responsable, dénoncer, accuser…
Il va corriger l’apparence  et vouloir même que cette apparence se renie elle-même.
En somme c’est une volonté de faire du monde, un monde vertueux.
Mais le monde, est-il vertueux ? Doit-il l’être ?
Et pourquoi vouloir un monde vertueux et rien que vertueux ?
Parce que ce type d’homme, animé par un idéal ascétique, n’aime pas la vie.
Il exerce à son encontre une volonté de néant
Or la vie n’est pas vertueuse. Elle est au-delà de cette qualification. La vertu n’intéresse pas la vie. C’est une catégorie des hommes qui lui est étrangère. La vie est telle quelle et ne peut se contredire. Elle n’est pas responsable, on ne peut la mettre en accusation.. La volonté de rendre cette vie vertueuse, de l’anéantir comme l’a voulu Schopenhauer, comme le veulent encore les bouddhistes est une volonté de néant, un nihilisme. C’est en niant la vie que l’on définit un ordre de valeurs, les valeurs supérieures niant la vie elle-même (Schopenhauer) et ces valeurs (dites « supérieures) sont la connaissance (le vrai), la morale (le bien), et la religion (le divin).
Mais que valent encore ces valeurs si elles se dressent contre la vie qui n’est pas totalement vraie, bonne et divine ?
D’autres penseurs, et notamment Heidegger,  travailleront sur le concept de vérité.
Seulement voilà : aujourd’hui, comme hier, la vérité est évanescente.











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23 novembre 2007 5 23 /11 /novembre /2007 11:59
Marseille : Il pleut ! Enfin, quel bonheur, cela fait des mois qu’on l’attendait cette pluie. Elle tombe drue sur le pavé qui scintille sous les réverbères. Décor de roman noir.
Béjart, illustre Marseillais, est mort à Lausanne. Il ira danser au Paradis en exclusivité pour Dieu et ses anges, cela lui ira très bien, il l’a mérité.
Dans mon Lycée, les étudiants s’interrogent : rejoindre les étudiants en grève ou aller gentiment au cours ? On verra demain. Je ne leur dit rien, bien entendu. Fonctionnaire modèle je respecte le devoir de réserve que ma fonction me prescrit, mais mon silence en dit long.
En grève, je l’étais, moi, hier. Et si cela n’avait tenu qu’à moi, j’aurais été en grève aujourd’hui.
On me dit que la démocratie étant ce qu’elle est, le programme du Président élu comportait ce qu’il allait mettre en œuvre aujourd’hui. Il ne faut donc pas se plaindre. C’est bien vrai, cela.
Et on m’ajoute, à raison, qu’une majorité d’ouvriers a voté pour lui.
Ces braves gens, s’ils l’ont lu en entier le programme, j’en doute… ils ont surtout voté pour un homme qui leur promettait des tas de choses et préconisait des recettes imparables.
Donner plus à ceux qui travaillent plus, loger ceux qui n’ont pas de logement, à manger à ceux qui ont faim, à boire à ceux qui ont soif, mettre tous les larbins en prison et piquer moins de sous aux riches.
Le problème, c’est que de ce programme, il a surtout mis en œuvre le dernier point : moins de prélèvements fiscaux pour les riches. Pour les autres, il lambine, invoque la conjoncture mondiale et que sais-je encore…
Il en va pour lui comme pour ceux qui vous promettent tout et n’importe quoi à coup de formules toutes faites, de roulement de mécaniques et de slogans réducteurs.
Comme ces coach qui vous feront, en moins de deux, rencontrer l’homme ou la femme de votre vie, grâce à leur programme en six, sept ou treize points. Et si cela ne marche pas, c’est que, dans votre for intérieur,  vous ne le voulez pas… Passez muscade !
Cela rapporte d’être, à première vue, sympa, de jouer au grand frère ou à la grande sœur. De vous la faire sur l’air du : « je suis une femme (un homme) comme vous, avec ses problèmes, ses angoisses et interrogations, j’ai vécu aussi ce que vous vivez, mais, grâce à mon petit truc, que je vous vends pas cher, j’ai géré tout cela… »
Et comme le monde est plein de braves gens qui n’attendent que ce discours, il suivent le gourou, le coach ou le candidat à la présidentielle…
Après on pourra toujours leur dire que les choses étant ce qu’elles sont, et non pas ce qu’elle devraient être…
Et l’on se retrouve au point de départ.
La vie est faite d’incessantes espérances, quelle calamité !
Alors, foin d’espoir, reprenons nos esprits, regardons la réalité, aussi moche qu’elle soit, les yeux dans les yeux et decidons nous-mêmes quel sort lui réserver.
La réalité ne résite pas longtemps à ce traitement. Et d’autant moint qu’elle est faite aussi, et bien plus qu’on ne l’imagine, de ce que nous voulons qu’elle soit. Pour imprimer sa volonté sur le cours des choses, la première tâche à accomplir c’est de mettre en route sa volonté. De se dire, un matin au réveil : « je vais, aujourd’hui, imprimer ma volonté sur le cours des choses ».
Difficile ?
Sûr si vous souhaitez gagner le gros lot ou vous débarasser de votre belle-mère… Mais il y a des tas de domaines ou vous pouvez vous affirmer…
Réfléchissez…
C’est beau, la musique des gouttelettes de pluie qui s’écrasent sur les fenêtres.
Béjart aurait apprécié !



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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 08:58



En France, le droit de vote aux femmes, promis en 1918 , ne fut effectif qu’en 1945. Si une femme, par sa majorité devenait capable juridiquement, cette capacité lui était retirée dès lors qu’elle contractait mariage. Jusqu’en 1973,
son mari exerçait sur elle une quasi tutelle.
La misogynie, depuis la nuit des temps, est omniprésente en occident et revêt une forme particulièrement brutale.
Quelques exemples :
Dans la Bible, on le sait, tous nos malheurs ont pour origine Eve qui, séduite par le serpent, désobéit à l’injonction divine. Tertullien le rappelle dans son pamphlet : « C’est toi qui a touché a l’arbre de Satan… »
Aristote qui n’a pas lu la Bible qualifie la femme de « mâle mutilé », Bossuet qui l’a lu ajoute : « Adam diminué ».
Un moine du XIIem siècle, Bernard de Morlas, la qualifie de : « lionne de Satan ». Le grand Saint Bernard (celui de Cluny) en rajoute : « Vivre avec une femme sans danger est plus difficile que de ressusciter un mort ! »
Odon, abbé de Cluny, à sa suite, ne mâche pas ses mots : « Comment pouvons-nous désirer ce sac de fiente ? ». Il avait dû lire Saint Irénée de Lyon, Grec et Père de l’Eglise, qui – sauf votre respect- a écrit sans vergogne : « Combien fol est l’homme qui cherche l’extase entre un trou qui… et un autre … »
Quelle élégance !
Et ce n’est pas tout !
Saint Thomas d’Acquin, dominicain, Espagnol et docteur de l’Eglise, la voit comme : « créature occasionnelle et accidentelle » et Lamennais (encore un écclésiastique) la traite de « statue vivante de la stupidité ».
La femme cherche sans cesse à rabaisser l’homme au niveau de la matière, elle le surpasse en sensualité, mensonge, frivolité et, comme dans son désir de vengeance elle manque de force physique, elle recherche l’alliance du Diable et dans les charmes à satisfaire, sa lubricité vindicative. C’est du moins ce que prétend un certain Sprenger pour lequel elle n’est qu’un « animal imparfait ».
Ce Sprenger y va de considérations anatomiques, dont je vous épargne les détails, mais qui toutes partent de cette fameuse côte d’Adam à partir de laquelle fut crée notre mère commune. Il ajoute :
« Femina » vient de « fe » (foi),  et de « mina » (moindre) ».
Michelet, notre grand historien, sauve l’honneur en qualifiant cette étymologie d’ »ânerie de dominicain ».
Faut-il que je pousuive en faisant l’inventaire des qualificatifs dont est gratifié le sexe féminin. Oui ? … Autant en faire une liste non limitative :
Gouffre de Satan, sentier glissant, bouche de vices, « in vulva infernum », vagin castrateur…
La femme a-t-elle une âme ? Voilà une question qui a titillé les théologiens catholiques durant des siècles.
Elle fut soldée une fois pour toute au Concile de Trente (1545).
La femme a une âme.
Ouf !
On en restera là, mais libre à vous de poursuivre, il y a des bibliothèques qui vous attendent…
Alors, avant de traiter de machistes, les autres, balayons devant notre porte…

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 19:19

L’individu, comme vous et moi, est une entité close sur elle même,. Au contact du monde, c’est à dire des autres entités, l’individu se socialise.

La société est une autre entité close qui s’autocrée en organisant ce qui se présente à elle  à savoir le langage (savoir dire) et l’action (le savoir faire).
L’autonomie est la capacité de se donner à soi-même ses propres lois. L’individu sera un sujet autonome quand il saura nouer avec autrui un lien et reconnaître ce qui est de l’ordre de son propre désir.
La société autonome agit de même. Elle se donne à elle sa loi et le fait consciemment.
Mais il y a aussi des formes d’hétéronomie. Ce sont les société primitives qui fondent leurs lois non sur leur propre désir mais sur la volonté d’un ou de plusieurs dieux.

Ce sont aussi les sociétés modernes qui fondent leurs règles non sur le désir des hommes mais sur l’exigence de techniques qui sont le domaine des techniciens et qui sont mis en œuvre par une batterie de lois et règlements bureaucratiques.
Lisons le philosophe Cornelius Castoriadis, dans un entretien avec Daniel Mermet :
« Qui est citoyen ? Est citoyen quelqu’un qui est capable de gouverner et d’être gouverné. » Il y a des millions de citoyens en France. Pourquoi ne seraient-ils pas capables de gouverner ? Parce que toute la vie politique vise précisément à le leur désapprendre, à les convaincre qu’il y a des experts à qui il faut confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique. Alors que les gens devraient s’habituer à exercer toutes sortes de responsabilités et à prendre des initiatives, ils s’habituent à suivre ou à voter pour des options que d’autres leur présentent. Et comme les gens sont loin d’être idiots, le résultat, c’est qu’ils y croient de moins en moins et qu’ils deviennent cyniques. »…
On observe un recul de l’activité des gens. C’est un cercle vicieux. Plus les gens se retirent de l’activité, plus quelques bureaucrates, politiciens, soi-disant responsables, prennent le pas. Ils ont une bonne justification : « Je prends l’initiative parce que les gens ne font rien. » Et plus ils dominent, plus les gens se disent : « C’est pas la peine de s’en mêler, il y en a assez qui s’en occupent, et puis, de toute façon, on n’y peut rien. » …

Récemment, un magazine a publié une statistique indiquant que 60 % des députés, en France, avouent ne rien comprendre à l’économie. Des députés qui décident tout le temps ! En vérité, ces députés, comme les ministres, sont asservis à leurs techniciens. Ils ont leurs experts, mais ils ont aussi des préjugés ou des préférences. Si vous suivez de près le fonctionnement d’un gouvernement, d’une grande bureaucratie, vous voyez que ceux qui dirigent se fient aux experts, mais choisissent parmi eux ceux qui partagent leurs opinions. C’est un jeu complètement stupide et c’est ainsi que nous sommes gouvernés.…

Aristote a dit : « L’homme est un animal qui désire le savoir. » C’est faux. L’homme est un animal qui désire la croyance, qui désire la certitude d’une croyance, d’où l’emprise des religions, des idéologies politiques…

De toute façon il y a un irréductible désir. Si vous prenez les sociétés archaïques ou les sociétés traditionnelles, il n’y a pas un irréductible désir, un désir tel qu’il est transformé par la socialisation. Ces sociétés sont des sociétés de répétition. On dit par exemple : « Tu prendras une femme dans tel clan ou dans telle famille. Tu auras une femme dans ta vie. Si tu en as deux, ou deux hommes, ce sera en cachette, ce sera une transgression. Tu auras un statut social, ce sera ça et pas autre chose. »

Or, aujourd’hui, il y a une libération dans tous les sens du terme par rapport aux contraintes de la socialisation des individus. On est entré dans une époque d’illimitation dans tous les domaines, et c’est en cela que nous avons le désir d’infini. Cette libération est en un sens une grande conquête. Il n’est pas question de revenir aux sociétés de répétition. Mais il faut aussi - et c’est un très grand thème - apprendre à s’autolimiter, individuellement et collectivement. La société capitaliste est une société qui court à l’abîme, à tous points de vue, car elle ne sait pas s’autolimiter. Et une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter, savoir qu’il y a des choses qu’on ne peut pas faire ou qu’il ne faut même pas essayer de faire ou qu’il ne faut pas désirer…

La liberté, c’est très difficile. Parce qu’il est très facile de se laisser aller. L’homme est un animal paresseux. Il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : « Il faut choisir : se reposer ou être libre. » Et Périclès dit aux Athéniens : « Si vous voulez être libres, il faut travailler. » Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est- à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est cela le grand problème de la démocratie et de l’individualisme. »

Philosophe, Cornélius Castoriadis fut aussi économiste et psychanalyste. « Un titan de la pensée, énorme, hors norme », a dit de lui Edgar Morin. Il est mort le 26 décembre 1997. Né en 1922 en Grèce, il s’installe à Paris en 1945, où il crée la revue Socialisme ou barbarie. En 1968, avec Edgar Morin et Claude Lefort, il publie Mai 68 : la brèche (Fayard, Paris). En 1975 paraît L’Institution imaginaire de la société (Seuil, Paris), sans doute son ouvrage le plus important. En 1978, il entreprend la série Les Carrefours du labyrinthe.

 

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21 août 2007 2 21 /08 /août /2007 23:54

«  L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-même de ce qu'on a fait de nous. »   Sartre

"Je est un autre". Partons, si vous le voulez bien de cette surprenante affirmation à laquelle seule la prescience d’un Rimbaud pouvait nous inviter.
"Je" est un autre, précisément parce que nous ne savons pas exactement qui est "Je".
Mettons d'emblée les choses au point. "Je" existe. Il est bien réel.
Ne faisons pas nôtres les thèses des atomistes (Democrite, Epicure), structuralistes et autres bouddhistes. "Je" n'est pas qu'une somme d'agrégats déterminés plus ou moins à l'avance. De même qu'un char est plus que le bois qui le compose, "Je" transcende ce qui fait qu'il est.
Exeunt donc les matérialismes purs et durs.
Nous ne savons pas vraiment qui est "Je", voilà le problème.
Déjà les Anciens nous invitaient à le découvrir. C'est la fameuse injonction delphique: "Connais-toi toi-même et tu connaitras les dieux."
Trouver "Je", n'est pas innocent précisément parce que c'est un autre et que l'autre fait peur.
Nous nous imaginons être ce que nous sommes. Et nous l'acceptons d’autant plus si c'est rassurant, alors pourquoi partir à la recherche d'un "Je" qui pourrait surprendre, voire déranger ?
Et puis, pourquoi se poser des questions ? Dès notre plus tendre enfance tout à été fait pour que nous nous persuadions que nous étions bien ce que l'on voulait que l'on soit.

"On", c'est les "autres": les parents, l'éducation, les strates religieuses, sociales, politiques, bref, tout ce qui veut classer, ranger,étiquetter.
Ce que je vous invite à faire c'est d'arracher la "peau du vieil homme" et de vous regarder, vous là, tel que vous êtes et en toute lucidité, les yeux dans les yeux.
Dépouillés de toute ces références, le résultat peut être surprenant, si du moins vous l'acceptez dans son réalisme froid.
Vous voilà, peut-être face à un étranger. Curieux...
Ce n'est pas évident à assumer. Vous pensiez être d'une certaine façon et, après examen, vous voilà tout autre.
Et ce n'est pas forcément en votre faveur. Vous pensiez être fort, respecté, intelligent, moral et vous découvrez un autre "Je", faible, timoré, retors, hypocrite, peureux...
Un "Je" attaché aux convenances, soucieux de ses petits intérêts et jaloux de son image, en somme un "Je" très dépendant de son "Je".

Et puis, là, vous êtes hors de votre cocon, loin de vos certitudes,  pareil au marin sur une mer inconnue et peut-être hostile.
Mais objecterez-vous: pourquoi vouloir connaître cet autre authentique ?
Précisément pour être heureux, ce qui est le but ultime de la philosophie.
En étant persuadé que le "Je" que vous exhibez et dans lequel vous vous reconnaissez est le vrai, vous vous exposez à la déception car, tôt ou tard, le réel prend le dessus.
Mais vous reconnaître plutôt différent de ce que vous pensiez être, voire radicalement, n'est-ce pas prendre le risque d'une déception plus grande encore ?
Tous les toxicologues vous le diront, l'intoxiqué est sur la voie de la guérison dès lors qu'il a pris conscience de son intoxication. On ne guérit pas de l'alcoolisme quelqu'un qui ne se reconnait pas alcoolique. Si vous vous reconnaissez, menteur, retors, comédien, fâlot influençable, ce n'est pas grave.
Soit vous acceptez cet état et vous vivez une vie de comédien, d'hypocrite, de fâlot, d'alcoolique ou de génie... Vous aurez, au moins, le mérite de la lucidité.
Soit, tout en l'acceptant, vous souhaitez changer ou vous amender... c'est votre choix, c'est votre liberté et bonne chance.
Mais dans les deux cas, vous serez sortis de votre léthargie, vous vous serez reconnus tel que vous êtes "vraiment". C'est déjà pas mal dans une existence d'homme.
"On", c'est-à-dire votre environnement, veut faire, a voulu faire de vous "quelque chose" et non pas ce quelqu'un que vous êtes. C'est plus simple pour le "On". En faisant de vous ce qu'il souhaite que vous soyez, il vous fait entrer dans son jeu, qui veut que vous soyez tel qu'il le désire car cela lui épargne des surprises  et, en retour, il vous offre, lui aussi,  cette protection dont vous êtes si friand.
L'existence est une expérience dramatique, nous sommes perpétuellement tentés de masquer ce drame, d'occulter la mort qui nous attend, nous et ceux que nous aimons, nous nous croyons immortels et faisons tout pour nous en convaincre.
Or vivre c'est tout simplement accepter ce qui est, l'être, et ce qui n'est pas, le non-être... tout simplement.
Encore faut-il le vouloir.





 

 

 

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 08:45

« Dans la glorification du «travail», dans les infatigables discours sur la «bénédiction» du travail, je vois la même arrière-pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, on sent aujourd'hui, à la vue du travail — on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir —, qu'un tel travail constitue la meilleure des polices, qu'il tient chacun en bride et s'entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l'indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l'amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l'on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l'on adore aujourd'hui la sécurité comme la divinité suprême. »

Nietzsche : Aurore III 173

 

Voilà un texte on ne peut plus actuel.

Travaillez, bonnes gens, travaillez dur ! Rentrez chez vous le soir, assoupissez-vous devant la télévision et recommencez le lendemain. Vous n’aurez pas de dessein révolutionnaire, vous penserez à la bouffe au pernod, au porno du samedi soir, mais vous ne penserez pas tout court. Avec un peuple à ce régime, les gouvernants peuvent dormir tranquille, la Révolution n’est pas pour demain.

On est loin des Grecs pour qui le travail était réservé aux esclaves. « Doulos », escalve et « douleia », travail, même racine, même déconsidération. Et des Romains !  « Tripalium » en latin, d’où nous vient le mot travail désignait un pieu sur lequel on attachait le promis à la torture. Travail = torture.

Madame Lagarde, notre ministre des Finances peut, devant l’Assemblée Nationale, citer Confucius et déclamer : « choisissez un travail qui vous plaît et vous aurez l’impression de ne jamais travailler ». C’est vite dit. Prenez un enseignant, il l’est devenu, dans les trois-quart des cas, par vocation, et c’est un sacerdoce que d’enseigner. Il n’a peut-être pas l’impression de travailler, mais il est payé au lance-pierre.

L’homme ne doit pas travailler, il doit apprendre. S’il peut apprendre en travaillant, comme le font les médecins, les magistrats, les psychologues et que sais-je encore, c’est tout bénéfice. Si l’homme apprend il s’instruit, s’il s’instruit il se civilise et s’il est civilisé il y a des probabilités que la paix et la concorde règnent entre les vivants.

Si les richesses de la terre étaient équitablement partagées, l’homme pourrait travailler deux, trois heures par jour pour la communauté et puis se consacrer à, reprenons Nietzsche : « à la réflexion, à la méditaton, à la rêverie, aux soucis… » bref, à ce qui est le quotidien de sa vie et il pourrait le faire calmement.  Il pourrait voir sa vie à moyen et long terme.  Comment voulez-vous le faire quand les traites arrivent à la fin du mois, qu’il faut les honorer et que le patron menace de délocaliser ?

Mais ne rêvons pas, ce temps idéal n’est pas arrivé et je doute, en vieux sceptique que je suis qu’il arrive un jour.

Et pourtant, « rien ne sert d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour perséver » !

 

 

 

 

 

 

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 13:29

La vérité est sans doute le mot le plus galvaudé de la langue des hommes.
Sa définition est la suivante : « accord de l’intelligence avec la chose ».
Si je montre une chaise et que je dis : « voici une chaise »,  je dis vrai. Il y a accord entre mon jugement et l’objet.
Le jugement est l’acte intellectuel à travers lequel je vise la chose.
Et ce jugement est vrai si ma perception vient remplir adéquatement la signification visée.
Ma proposition est donc irréfutable.
Soyons plus critique.
Si je dis « Dieu existe » il n’y a pas adéquation entre la chose (Dieu) et l’intelligence.
J’exprime, dans cette proposition une opinion (« doxa » en grec).
Ma proposition est dogmatique. Elle est réfutable.
Si je dis « voler autrui est malhonnête » suis-je dans l’opinion ou dans l’adéquation ?
Là, je me situe dans un autre registre, plus subtil et qui implique un parcours intellectuel plus sophistiqué.
Voler c’est dérober un bien qui ne m’appartient pas. Il y a donc objet (matériel ou intellectuel, peu importe…)
« voler autrui est malhonnête » permet, par conséquent un accord de l’intelligence avec la chose.
Cette proposition est donc vraie.
Y-a-t-il une « Vérité » absolue ?
C’est la question qui titille bien des philosophes.
Faisons un distinguo si vous le voulez bien.
Partons de la causerie. Causer c’est parler sans un but bien précis, une discussion entre amis. Au cours de cette discussion on énonce tout un ensemble de propositions sans valeurs précises, du type : « X est en vacances, Y est hypocondriaque, il fait beau à Carthage ou nous n’utilisons que dix pour cent de notre cerveau… ». Il n’y a rien dans ces causeries qui vise à une quelconque « révélation ». Verba volant.
La « parole » est d’un autre niveau. La parole vise, elle, une expression, celle du mot.
Sans la parole, son expression, le mot n’est rien qu’un ensemble de lettres qui se suivent dans un ordre bien déterminé. Pour que le mot se révèle, il faut la parole.
La parole est donc une révélation. Le mot se cache et la parole le révèle.
Cette révélation se veut vraie.
Mais que signifie « vérité » ?
En grec, vérité se dit « alètheia ». Etymologiquement nous avons un alpha (a) privatif qui signifie « sans » et lètheia qui se traduit par « léthargie ».
Nous pouvons donc traduire : « hors de la léthargie »
C’est-à-dire, en conscience. En toute lumière, elle est illumination.
Une vérité relative est celle de la causerie. Mais n’est-ce-pas plutôt une vraisemblance, une approche toute inconsciente du vrai ?
La vérité, elle, procède de la parole consciente, éveillée.
La causerie n’a pas de valeur en soi. Elle va, elle vient, elle est fuyante, elle ne fonde rien. Elle est du domaine de l’opinion, rien de plus.
La parole se veut conscience fondatrice, socle à partir duquel la vérité  va se déployer.
L’homme aspire-t-il à la vérité ? C’est à dire à cette conscience illuminante ?
Rien n’est moins sûr !
L’homme veut son confort. Matériel, intellectuel et, pourquoi pas ? spirituel.
A la « Vérité », il préfère sa « petite vérité » personnelle, celle qui ne lui fait pas peur, celle dont l’illumination ne l’aveugle pas.
L’homme est un être qui veut croire plutôt qu’apprendre. Et croire sans risque, sans peine, sans effort.
D’où le succès des doctrines de pacotilles, des sophistes, des gourous qui lui servent une « vérité » toute faite, emballage cadeau en prime.
C’est l’honneur de certains – et je pense ici à tous ces grands penseurs qui nous ont illuminés par leur savoir- d’insister sur le destin tragique mais grandiose qui attend celui qui vise la « Vérité ».
Hélas, ils sont de moins en moins nombreux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Candide - dans Philo
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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 19:24

Pour les philosophes, la croyance est une opinion, une doxa. La connaissance est un savoir vrai. C’est ce qu’écrivent Platon et Aristote. Or, la connaissance  peut être infondée, c’est ce que relève Descartes qui ajoute que dans ce cas ce n’est plus une connaissance mais une croyance.
Kant, l’incontournable Kant, va distinguer la croyance de la conviction : la croyance est personnelle (c’est moi, le croyant), la conviction est objective. Il y a, pour lui,  trois degrés de croyance :

a)     l’opinion (la doxa) qui est croyance inusuffisante

b)    la foi qui est croyance satisfaite subjectivement mais objectivment insuffisante

c)     la science qui est croyance vraie.

La science est à la fois conviction pour celui qui sait et certitude pour tous. On soulignera,, chez Kant, le souci qui l’anime que ce qui est bon pour le sujet le soit aussi pour la société.
Les hommes veulent-ils tous se rattacher à une croyance vraie, celle du type c), croyance à la science, aux « vérités » mathématiques et démontrables  ? Ce n’est pas le cas et la quesiton que je me pose est : pourquoi croire « en » quelque chose.
Le distinguo réside là : croire que 2+2 font 4 est une croyance vraie. Et on croit que 2+2=4. Par contre on ne croit pas que Jésus est né d’une vierge, on croit « en » l’Annonciation, comme on croit « en » Dieu ou en la metempshychose.
Ceci nous ramène à l’analyse faite par Gabriel Marcel sur le problème opposé au Mystère.
Le problème, pour reprendre la formule du philosophe est :
"… quelque chose qui barre la route. Il est tout entier devant moi. Au contraire, le mystère est quelque chose où je me trouve engagé, dont l'essence est, par conséquent, de n'être pas tout entier devant moi" (Être et Avoir ).

A tout problème, une solution. Et cette solution est objective et universelle. Elle s’impose à tous et se traduit dans un langage universel comme celui des mathématiques par exemple.

Le Mystère est essentiellement subjectif, j’y suis engagé, j’y participe, je ne puis le traiter comme on traite un problème. Il n’y a pas de solution pour le Mystère, seulement une « révélation » et cette dernière ne s’exprime pas en langage universel mais à travers un ensemble de symboles, de mythes, dont la compréhension reste subjective et unique.

C’est le domaine du religieux qui est celui du mystère, mais pas seulement. Des interrogations du type. « Pourquoi vivre, pourquoi mourir ? », « Notre vie a-t-elle un sens ? » sont des interrogations personnelles et leur essence n’est pas celle du problème mais du mystère.

Ces interrogations sont universelles. Les hommes se sont toujours interrogés sur le sens de leur existence, sur l’absurdité ou non de la mort, sur le pourquoi de la morale.

La philosophie n’est pas une science. Elle ne résout pas les problèmes, elle  ne révèle pas non plus le mystère. Sa force réside dans cette position intermédiaire où l’homme reste seul face à son questionnement tout en essayant de tirer de ce dernier une réponse qui lui soit propre et générale à la fois.

L’homme, trop souvent préfère croire « en » plutôt que croire « que ». La religion a une force consolatrice que la philosophie n’a pas toujours, elle a aussi l’avantage de prôner un abandon dans une espérance transcendantale qui marque l’individu et le rassure.

Mais pas toujours à bon compte…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 09:47
"Jesus Camp" est un film-documentaire de Heidi Ewing et Rachel Grady.
Il raconte l'endoctrinement d'enfants de huit à douze ans dans des camps de vacances évangélistes aux Etats-Unis.
Aristote disait que l'homme est un être qui veut savoir. Ici ce n'est manifestement pas le cas: l'évangéliste  veut croire!
Après tout: "Pourquoi savoir ? Dieu sait !"
"Pourquoi réfléchir ? Tout est dans la Bible!"

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Ce à quoi on assite en direct n'est rien moins qu'un lavage de cerveau.
Enfants traumatisés après un prêche sur l'avortement et ses conséquences, qui éclatent en sanglots,
se roulent par terre et sont priés de continuer ainsi afin que "l'esprit saint" descende sur eux et qu'ils prophétisent !

80 millions d'Américians sont évangélistes "nés de nouveau" (reborn), le Président Bush est le plus célèbre de leurs adeptes. Ils représentent le courant le plus conservateurs du pays.
Allez voir ce film. Après, vous aimerez les islamistes !

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