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Gilles Deleuze

"Tout philosophe s'enfuit quand il entend la phrase: on va discuter un peu."
(Qu'est-ce que la philosophie ?)

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 12:15
La vertu est une disposition permanente à vouloir le bien.Aristote donne au mot "arètè" un sens bien précis: l'excellence en toute sortes d'être, d'acte ou de fonction; ainsi, pour le philosophe, la vertu du cheval est de se conduire en "bon cheval", soit bien supporter son cavalier, courir l e plus vite possible et ainsi de suite.
Kant va opposer dans la Métaphysique des Moeurs le droit, qui ne considère que l'ordre des actions extérieures, à la vertu qui concerne , elle, le principe intérieur de nos actions et en détermine les fins morales, soit la perfection de soi-même et le bonheur d'autrui.
Vertu et courage sont souvent associés, influence du latin "vir" (homme); dans la littérature classique courage et vertu sont utilisés dans la même acception.
Le courage, "andreia" en grec (encore une référence purement mâles !),  est la secode des quatre vertus cardinales chez Platon, avec la sagesse, la tempérance et la morale. Stoïciens et épicuriens partagent ce point de vue.
Etre vertueux, c'est pratiquer la sagesse, la morale, la tempérance, le courage pour le seul amour de ces vertus et dans la disposition de vouloir le bien d'autrui avant le sien.
Deux ou trois exemples: les Thermopyles où Leonidas  et les siens se firent massacrer pour barrer la route aux Perses, Uri le Hittite dans la Bible ou Roland à Roncevaux, la vie des Saints et, à propos de ces derniers, rien ne nous empêche de faire de la vertu une "sainteté" laïque, pourquoi pas ? A chacun les siens !
La vertu, on s'en doute, est l'apanage de la minorité qui la met en pratiqe, la majorité, elle, se bornant à louer la vertu de ces hommes, la mettre en exergue, l'enseigner aux enfants, en faire un but ultime dont l'accession couronne une vie d'efforts et de probité.
Ce temps est bien loin quand on fait aujourd'hui le constat moral de l'Occident: la vertu a disparu. Non pas qu'il n'y ait plus d'hommes ou de femmes vertueux, c'est le culte de la vertu qui a disparu de l'autel de l'individualisme.
On ne rend plus à cette disposition la place qui devrait être le sienne, on la considère comme une bienheureuse exception dans cette cacophonie magistrale où les individualismes se disputent les premières places pour lesquelles tous les coups sont permis.
Quand l'ego, par orgueil, se refuse au moindre sacrifice, quand l'autre n'est  devenu qu'une chose avec laquelle on négocie bien ou mal, que l'on utilise, ou par laquelle on se fait tôt ou tard utiliser, quand le seul amour qui dicte les actes des hommes est l'amour de soi, tout s'écroule, l'Histoire est là pour nous le rappeler, mais en vain.
L'Occident a ce passé qui vit les Grecs placer l'homme et sa raison au centre de toutes choses, le christianisme reprit le flambeau et se furent les cathédrales flamboyantes d'amour du vrai et du beau. Les Lumières retournèrent en Grèce, mais en langue vulgaire, tout comme Kant qui revisita Platon en allemand.
L'egoïsme dominant a fait perdre à l'homme occidental la conscience du fondement même de la liberté; avoir l'intuition de soi-même comme universel, que l'être individuel consiste à être universel dans l'universel. L'être est universel et l'universalité propre est l'être.
L'universalité étant le rapport à soi qui consiste "à n'être pas auprès d'une chose autre, étrangère, de n'avoir pas son essence en autre chose, mais à être auprès de soi - à l'avoir comme universelle auprès de soi, l'universel. Cette condition d'être auprès de soi, c'est l'infinité du Moi" (Hegel: Leçons sur l'histoire de la philosophie)
L'infinité du Moi-universel versus l'exacerbation de l'ego.
Nous voilà loin de l'antique maxime: rien de ce qui est humain ne m'est étranger.


Pour Kant, la vertu c'était aussi déguster des mets délicats arrosés de fins vins et discuter des fins dernières en compagnie choisie...


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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 19:52



Le livre de M. Péan a fait couler beaucoup d’encre, je ne vais donc pas en remettre une louche, simplement souligner ce qui ne l’a pas trop été par la presse.

Le narcissisme de M. Kouchner, tout le monde connaît, nous n’y reviendrons pas, ce qui me semble particulièrement inquiétant de la part d’un homme en charge des Affaires Etrangères est son manichéisme érigé en programme de gouvernement.
Le génie de M. Kouchner est d’avoir compris bien avant les autres, que la complexité des affaires et des conflits internationaux étaient trop difficiles pour le commun des Français, d’où son art de les transformer à chaque fois en histoire, on appelle cela aujourd’hui une « storytelling ».
Ainsi, dès le Biafra, le « french doctor » inaugure le genre qui voit les Nigérians massacrer les biafrais. Les uns sont musulmans, les seconds chrétiens. Les méchants sont les Nigérians et les bons les biafrais. La réalité est plus nuancée et complexe, mais foin de détails trop difficiles à gérer pour le citoyen ordinaire. La version qu’il offre est la plus simple à comprendre. Il fera de même en ex-Yougoslavie où se seront les Serbes qui joueront le rôle exclusif de méchants et ensuite au Ruanda où les Tutsies auront droit, eux seuls, à toute sa commisération.
Dans l'irak de l'affreux Saddma Hussein, ce sont les Kurdes qu'il protégera, pas un mot sur les chiites tout autant persécutés.
Il comprend, dès l’abord, que seule l’outrance mettra du relief dans ses jugements. Ainsi usera-t-il tant et plus du terme de « génocide » là où « tueries » eut été plus conforme à la vérité. Mais qu’importe, il faut frapper les esprits vite et fort, cela il l’a compris avant tous.

Cette propension à la dramatisation et à la simplification extrême des conflits en cours lui permet de stigmatiser les politiques qui ergotent, cherchent des preuves, mettent en avant la négociation et la pacification des esprits. Le « french doctor » n’en a cure, il faut bousculer ces conservatismes et ruer dans les brancards au nom de ce « droit à l’ingérence humanitaire » dont il se veut le théoricien attitré voire exclusif.

Cela lui aura permis, durant des années, de se mettre en lumière, avec une mise en scène dont il est passé maître.

A la limite, on pourrait l’excuser de la part d’un humanitaire en mal d’ONG et rêvant de précipiter les choses. Chez ces derniers, tous pourtant ne l’ont pas compris, à preuve les désaveux de MSF et les mises en gardes d’autres qui n’ont pas eu l’heur d’ébranler  la conviction et l’hyperactivité du docteur Kouchner.

Mais aujourd’hui, ce personnage est Ministre de la République et l’ont est en droit d’attendre autre chose que cette agitation perpétuelle qui rappelle celle de son nouvel ami, M. Sarkozy.
On attend autre chose que la remise en cause sans motifs des politiques menées par MM. Mitterand, Chirac, Juppé, Vedrine, au Ruanda notamment où son amitié pour Kagame annihile chez lui tout sens critique. Le Ministre des Affaires Etrangères a pour mission de défendre d’abord et avant tout les intérêts de la France, M. Kouchner qui vient de déclarer qu’un secrétariat d’Etat aux droits de l’homme n’a pas de sens, devrait parfaitement comprendre cela, encore faudrait-il qu’il le veuille.
M. Kouchner n’a pas apprécié du tout le livre de M. Péan, on peut le comprendre. Qu’il se défende est tout-à-fait normal, mais peut-on parler de défense quand M. Kouchner se borne, avec beaucoup de trémolos dans la voix, à accuser, sans preuves aucunes, l'auteur d’être un antisémite ? Si ce n’est un argument ad hominem, c’est quoi ?
L’homme qui soignait à ce point son image qu’elle était devenu sa raison d’être se sent blessé dans son ego.

Eh bien, qu’il se soigne ! Après tout, il est médecin.

 

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 09:50
S.S Benoît XVI et M. le chanoine de Latran


C’est le regard du boxeur dans les filets, qui cogne à gauche, à droite, droit devant et se reprend à espérer, seulement voilà, les jambes fléchissent, le souffle devient court et l’adversaire est bien là qui se dandine souplement face à lui, joue avec ses peurs et cogne, cogne, cogne…
Voilà l’image que m’a donnée le Président tout au long de sa laborieuse prestation d’hier soir.
Ah ! il a des raisons d’être déboussolé, lui qui admirait les très riches, les courtisait, recherchait leurs faveurs, …de quoi être
  déçu ! Ce capitalisme qu’il portait aux nues se révèle immoral, cynique et destructeur, ces grands patrons qu’il avait pour modèles, à l’usage sont moins invulnérables et plus égoïstes qu’il ne croyait les connaître.
Déception quand tu nous tiens…
Le voilà donc privé d'icônes, orphelin de références, perdu au milieu d’un océan de mécontentements, d’angoisses, de colères… il y a de quoi psychoter.
Son modèle, ne l’oublions pas, c’était Bush ! Il admirait son parler provocateur, sa candeur complice face aux nantis, il voulait importer le système des subprime et règner sur un peuple de petits propriétaires de « sam’suffit » béats et reconnaissants. Il se voyait déjà à la table des surpuissants, à la place d’honneur bien entendu, partageant le pain et le vin de somptueux dividendes.
Aujourd’hui, il a des mots durs, un peu comme l’ado qui réalise que ses parents ne sont pas les demi-dieux qu’il décrivait fièrement devant ses copains.

Et il n’aime pas ne pas être aimé. C’est un grand gosse qui a besoin d’amour... mais si ! Il va les revoir, ces ouvriers qui l’avaient accueilli il y a un an avec du riz et qui l’attendent demain avec des boulons… il leur dira tout !

Il s’s’est réconcilié avec Rama, c’est une brave fille dans le fond…et Kouchner aussi, il l’aime… faut pas tout croire.
Et les ouvriers, il les aime bien aussi, eux,
  ils ont quand même droit à un bout de gâteau, non ?

Les patrons d’industrie, c’est pas comme ces financiers retors, ce sont des types honnêtes et sérieux, faut les aider, ils vont plus payer la TP.
Les étudiants comprennent pas ses grandioses projets pour l’Université ? Qu’importe, on leur expliquera patiemment où se situe le bonheur.

Après tout, le bonheur est une notion quasi métaphysique. Il faut, de temps en temps, regarder le ciel, c’est le chanoine de Latran qui parle…
Il a une envie folle de décoller d’un monde aussi terre-à-terre…
L’ennui, c’est ce type en face qui continue à l’assomer…



 
 
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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 15:08



A la fin du siècle, les chrétiens seront la composante religieuse numéro 1 du monde, suivis de très près par les musulmans toutes catégories confondues, les autres croyances étant loin derrière en ordre dispersé.

C'est ce qui ressort d'une étude anglaise qui s'empresse, prudemment, d'ajouter qu'après tout, le siècle ne faisant que commencer, on ne saurait jurer de rien.
La prudence est la mère de toutes les vertus !

Majoritaires grâce à la fécondité des hispaniques et Brésiliens, le catholicisme leur doit d'être et de rester la première confession chrétienne.

Chez les protestants, ce seront les évangéliques, en fait une nébuleuse de diverses églises difficilement classables et sans hiérarchie reconnue, qui formeront le gros des troupes.

Les orthodoxes pâtiront d’une démographie catastrophique en Russie, en Grèce et dans les pays slaves. Ils perdront soixante millions de fidèles environ.

Cette étude note pour les musulmans un affaiblissement de l'influence wahabite (majoritaire en Arabie saoudite, qui la finance à travers le monde), due à une perte de prépondérance politique et financière. Si cela pouvait être vrai...
Alors, réactionnaires, ces chrétiens ?
Si l'on en juge d'après la récente levée d'excommunication des shismatiques  compagnons de feu Mgr. Lefebvre, de la condamnation, déjà ancienne de la théologie de la libération, de la mise au pas de théologiens trop dérangeants, la réponse peut être positive, encore que…

Les lefebvristes réintégrés, ne sont pas que des zélateurs du latin, langue on ne peut plus respectable, ils représentent la frange la plus réactionnaire de l'Eglise catholique dans leur nostalgie de son ordre impérial. Cette Eglise qui se méfiait de Bernanos, crossait les prêtres-ouvriers et s'enferrait dans l'infaillibilité de son pontife. Ce n'est pas Christian Terras, le courageux directeur de la revue « Golias » qui me contredira.

Mais ces dévôts du rite de Pie V ne sont pas si nombreux que ça, par contre ils remplissent leurs églises et leurs prêtres sont d’une fidélité à toute épreuve.
Les réintégrer, c’est, somme toute, une stratégie payante pour pas cher, même si elle fait grincer des dents. Après tout, ceux qui rouspètent ne sont pas les plus assidus à la messe du dimanche.

Rompre avec Vatican II ?

Soyons clairs. Ce Concile était courageux et novateur. Sans doute trop. La messe en latin avait l’avantage de l’homogéneité du rite et permettait à un fidèle de le vivre partout dans le monde. Et puis, c’est un fait, depuis l’emploi de la langue « vulgaire » et de la disparité du rite, les églises se sont vidées.

Après tout, chez les orthodoxes qui n’ont pas varié, depuis des siècles, d’un iota leur rite et leur doctrine, la pratique religieuse, même superficielle, n’a pas faiblit.
Le dialogue avec les autres religions c’était fraternel, intellectuellement valable, tolérant mais, faut-il le rappeler ? le christianisme a pour mission (tout comme l’islam) d’évangéliser le monde entier. Alors, discuter avec des juifs, des musulmans ou des zoroastriens, c’est bon autour d’une tasse de thé, mais cela ne fait pas avancer les choses.

Stratégiquement, le choix de Benoît XVI, qui s’inscrit dans un retour à la tradition, est tout-à-fait défendable.

L’avenir nous dira si c’était le bon 

Que dire des évangéliques ? Peu de chose, sinon leur attachement à un fondamentalisme anti-intellectuel et révélateur d'une réduction de la foi à un laisser-aller quiétiste, facile, certes, mais stérile.
Dans l'ensemble ces églises, les catholiques, les orthodoxes tout comme les évangéliques, témoignent d'une acceptation totale de l'ordre politique et social établi, acceptation qu'elles estiment conforme à l'idéal  des Evangiles. Le Royaume, qui n'est pas de ce monde, n'interfère donc pas avec la critique des choses et des gens d'ici bas. Dont acte.
Je ne sais pas trop ce qu'il faut en penser, ayant, depuis longtemps, rompu avec Rome ses pompes et ses œuvres.

Et puis, ce siècle sera-t-il religieux ?
La tendance en occident, on le constate tous les jours, est le «libre-service spirituel ». Les gens prennent un peu de christianisme, le pimentent avec un zeste de bouddhisme, adoptent des pratiques oratoires musulmanes et changent de registre quand cela ne leur convient plus.
Si l’ère des gourous semble disparaître, leur succèdent des pratiques disparates qui mélangent régimes, méditations, massages, coaching de toute sorte… tout est bon pour se faire une identité spirituelle, même l’épicerie bio !

En somme, pour épancher une soif d’identité ou de spiritualité, c’est à la carte que l’occidental se servira.

Qu’il se méfie cependant, tous les restaurants ne se valent pas.
Ne nous réjouissons cependant pas trop, la perte d’influence du christianisme est consécutice au relativisme moral, à une perte des valeurs qui jusqu’à présent ne nous a donné que des doctrines athées, parmis lesquelles le nazisme et le léninisme dont on sait l’intrinsèque perversité.

Et le christianisme vaut plus qu’une messe en latin ou la soutane d’un abbé.
Relire l’Evangile et en saisir l’esprit, ne serait-ce pas le plus fécond des « aggiornamento » ?

Sans doute, mais aussi le plus difficile.
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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 14:53


La Liberté c'est comme la conscience. On est toujours:" libre de", de même qu'on a toujours: "conscience de"... La liberté aboslue, tout comme la conscience absolue ou "pure" est un leurre. La liberté implique toujours un choix: faire ou ne pas faire, choisir ou ne pas choisir et ainsi de suite.
La liberté est le choix ou le rejet d'un ou plusieurs liens.
Elle est aussi un "en-gagement", Sartre ne dit rien d'autre.
L'étymologie du mot nous confirme dans cette approche. En grec, "eleutheria", je le traduis (et je pense que les hellenistes qui me lisent ne me contrediront pas): "art de sélectionner le lien". On est libre quand on a la faculté de choisir une obligation qui implique une réponse, donc une responsabilité. La liberté n'est que dans la mesure ou l'on peut la sacrifier en tout ou en partie et en toute connaissance. Plus il y a choix, plus difficile est la sélection. De nos jours le choix est tel qu'il empêche ou peut empêcher l'exercice de la sélection.
Cette surabondance de choix est voulue. Elle vise à obliger un choix au détriment de l'abstention qui est un autre choix.
La liberté est aussi l'exercice du droit de dire "non" ! Ou de ne rien dire...
La suranbondance du choix est voulue dans nos sociétés post-industrielles car rien ne leur répugne plus que l'abstention. Imaginez un jour sans choix de consommation.... Elle est voulue et crée sur tous les plans: domestiques, politiques, artistiques et ainsi de suite. Cette surabondance du choix est un danger, car il est évident que les différences entre cette foultitude d'options sont minimes et souvent de pure forme. Elles empêchent l'exercice de l'esprit critique et, insidieusement,influencent un choix bien déterminé.
C'est de toutes ces influences que je vous souhaite d'être libérés en cet an nouveau. Mieux, je vous invite à combattre cette fausse surabondance de choix qui n'est en fait qu'un leurre, une marchandise, toujours la même, sous des emballages différents...
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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:43




Une ritournelle est une rengaine, un court motif instrumental répété avant chaque couplet
A tout prendre, la vie est aussi une suite de ritournelles qui varient de modes: mineurs souvent, majeurs parfois, et qui tous se déclinent au rythme monotone d'une basse continue.
Avec « Ritournelle de la Faim », dédié à une jeune femme, héroïne malgré elle, J-M-G- Le Clezio signe un roman automnal. On y retrouve, à chaque page, les accents d'un adagio triste et délétère à la fois.
Ecriture sobre, verbe toujours discret, phrases qui se succèdent une à une, remarquablement dirigées, silencieuses comme un chat qui passe en catimini, et qui, l'air de rien, vous impliquent malgré vos dénégations.

La vie, nous y avons été jeté bien malgré nous et, à peine acclimatés, voilà qu'il nous faut assumer la fin prochaine, le retour dans cette stance où nous étions, paraît-il, si bien.

L'héroïsme quotidien n'est-ce pas cette volonté de transcender le banal, d'épancher une soif d'absolu, de trancher au milieu de la grisaille ambiante et de la vulgarité obligée ?
Rien n'est plus vulgaire que la mort !
Ceux qui s'y adonnent meurent jeunes, les dieux aiment ceux qui meurent jeunes !



Que dire ensuite de Dominique Fernandez qui, au soir de sa vie, prononce avec « Ramon » une longue plaidoirie pour son père, danseur mondain, homme lettré sinon de lettres, anglomane, gauchisant devenu fasciste et collaborateur ?

Plaidoirie pour le père, réquisitoire contre la grand-mère. Cherchez la femme !
Ah ! quel bonheur de se retrouver dans ses salons parisien d'avant-guerre, d'y côtoyer Proust (« remettez aux pieds de votre mère le témoignage de mon admiration »), Jacques Chardonne, un abbé mondain et pique assiette, un Mauriac conforme à la légende, Céline auréolé d'une gloire nouvelle et déjà quémandeur,  Lucien Daudet ou Brasillach qui lorgnait, nous dit l'auteur, sur les muscles des beaux soldats allemands, Duras Marguerite, qui sur le fascisme comme le communisme a sa théorie du père absent et des comptes à régler avec des géniteurs égoïstes ou négligents.u
Et Drieu La Rochelle, "couvert de femmes" et traînant son spleen.


Très beau témoignage sur l'absence du père. D'amour aussi pour un père si mal connu. Les grands amours sont-ils creux, et ne laissent-ils au temps que le regret mélancolique des choses et des êtres révolus ?


J-M-G Le Clezio: « Ritournelle de la Faim » (Gallimard)

Dominique Fernandez: « Ramon » (Grasset)


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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 18:07
Anne-Marie Garat


 Autant le dire franchement, j’ai pas vraiment le moral ! Les évènements du Moyen-Orient me confortent, hélas ! dans l’idée que les temps sont meurtriers pour les obscurs et les sans grades, ceux qui n’ont pas d’amis puissants, qui ne bénéficient pas de soutiens dans le monde et qui se font massacrer dans – non pas l’indifférence – mais l’apathie des bien-pensants.
Où sont les indignations d’antan ? Les « J’accuse » d’un Zola, les éditoriaux au vitriol d’avant-guerre ? Disparus.
A leur place, des appels au consensus mou, des sophismes pour faire peser la faute à l’un comme à l’autre, histoire de ne pas se fâcher, de ménager des suceptibilités. 
Ne pas s’engager, c’est-à-dire se donner en gage. Quel courage !
Le bonheur, dès lors, de lire ces quelques lignes de Madame Anne-Marie Garat, profitons-en, quelque chose me dit que l’hydre de la censure est là qui ne demande qu’à cracher ses renoncements. 


« En 1933, depuis près de trois ans, le Reichstag avalise sans
broncher ;  les décisions se prennent sans débats ni votes. Von Hindenburg gouverne un  coude sur l’épaule des SPD, tétanisés, un coude sur celle des nazis, bons  bougres. Hitler n’a plus qu’à sauter sur l’estrade, grand clown des  atrocités, impayable dans son frac tout neuf. Qui prétend encore que c’est  arrivé du frais matin ? Le sommeil a bon dos, où naissent les songes, et  les cauchemars. Mais on ne se réveille pas dans le pire, stupeur, au saut  du lit : le pire s’est installé, insidieux, dans le paysage, banalisé par l’apathie ou l’incrédulité des uns, la bénédiction des autres.
Des  gendarmes brutaux, grossiers, débarquent impunément avec leurs chiens dans  les classes d’un collège du Gers, pour une fouille musclée ; le proviseur  entérine, bonasse. Et le ministre de l’Éducation, qu’en dit-il ? Que  dit-il de l’enlèvement d’enfants dans une école de Grenoble, d’eux et de leur famille expulsés en vingt-quatre heures, après combien d’autres ? Qui  tient la comptabilité de ces exactions ordinaires ?
Un journaliste est interpellé chez lui, insulté, menotté, fouillé au corps, pour une suspicion de diffamation, qui reste encore à démontrer en justice. Qu’en dit la Garde des Sceaux ? Elle approuve (mutine bague Cartier au doigt, n’en déplaise au Figaro). Nos enfants, nos journalistes, ce sont encore catégories sensibles à l’opinion. Celle-ci s’émeut-elle ? Mollement. Elle somnole. Mais les réfugiés de Sangatte, chassés comme bêtes, affamés dans les bois ; les miséreux du bois de Vincennes menacés de « ratissage », les  gueux de nos trottoirs au vent d’hiver ? Les sans-papiers raflés, entassés dans des lieux de non-droit, décharges d’une société qui détourne le regard ignoble de son indifférence ? Et la masse des anonymes, traités  mêmement comme rebut par une administration servile ? Au secours, Hugo ! 

 Il y a de jeunes marginaux qualifiés par la ministre de l’Intérieur d’« 
 ultra gauche » - spectre opportun des bonnes vieilles terreurs -, jusqu’ici, 
 pure pétition communicationnelle. Sa police veille, arme à la hanche, elle 
 arpente, virile, les couloirs du métro, des gares. Sommes-nous en Etat de 
 siège ? A quand l’armée en ville ? Il y a le malade mental incriminé à vie 
 par anticipation ; l’étranger criminalisé de l’être ; le jeune de banlieue 
 stigmatisé pour dissidence du salut au drapeau : danger public ; le 
 prisonnier encagé dans des taudis surpeuplés - à 12 ans, bientôt ; le 
 sans-travail accusé d’être un profiteur, le pauvre d’être pauvre et de 
 coûter cher aux riches ; le militant associatif qui le défend condamné, 
 lourdement, pour entrave à la voie publique. Il y a le fonctionnaire taxé 
 de fainéantise (vieille antienne) ; l’élu réduit au godillot ; le juge 
 sous menace de rétorsion ; le parlementariste assimilé au petit pois ; la 
 télé publique bradée aux bons amis du Président, qui fixent le tarif ; son 
 PDG berlusconisé et des pubs d’Etat pour nous informer - à quand un 
 ministre de la Propagande ? On en a bien un de l’Identité nationale. Et le 
 bon ami de Corse, l’escroc notoire, amuseurs sinistres, protégés par 
 décret du prince. Criminalisation systématique de qui s’insurge, dénis de 
 justice, inhumanité érigés en principe de gouvernement.
Presse paillasson, muselée par ses patrons, industriels des armes. Intimidations, contrôles au faciès, humiliations, brutalités, violences et leurs dérapages -  quelques précipités du balcon, quelques morts de tabassage accidentel -, sitôt providentiellement dilués dans le brouhaha des crises bancaires, de  l’affairisme et du sensationnel saignant, bienvenue au JT : touristes  égarés, intempéries, embouteillages du soir. Carla et Tapie en vedettes. 
 Ces faits sont-ils vraiment divers, ou bien signent-ils un état de fait ? 
 En réalité, un état de droite. Extrême. Dire que Le Pen nous faisait peur. 
 Cela rampe, s’insinue et s’impose, cela s’installe : ma foi, jour après 
 jour, cela devient tout naturel. Normal : c’est, d’ores et déjà, le lot 
 quotidien d’une France défigurée, demain matin effarée de sa nudité, 
 livrée aux menées d’une dictature qui ne dit pas son nom.
 Ah ! le gros mot !
 N’exagérons pas, s’offusquent les mal réveillés. Tout va bien : M. 
 Hortefeux est, paraît-il, bon bougre dans sa vie privée. "Tout est 
 possible", avait pourtant promis le candidat. Entendons-le bien. Entendons ce qu’il y a de totalitaire dans cette promesse cynique qui, d’avance, annonce le pire. Sous son agitation pathologique, un instant comique - au secours, Chaplin ! -, sous ses discours de tréteaux, ses déclarations à tous vents, contradictoires, paradoxales, sous son improvisation politique (oripeau du pragmatisme), sous sa face de tic et toc s’avance le mufle des suicideurs de république, des assassins de la morale publique. La tête grossit, elle fixe et sidère. Continuerons-nous à dormir ? Ou à piquer la marionnette de banderilles de Noël ? »

Anne-Marie Garat écrivain (prix Femina 1992)

 

 

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11 janvier 2009 7 11 /01 /janvier /2009 17:40


Une jeune femme, sur un blog voisin, nous racontait ses démêlés avec son patron et la colère quasi haineuse que ceux-ci suscitaient en elle.
Elle lui veut du mal à son patron, tout le mal possible et, en même temps, elle avoue ne pas être à l’aise avec cette colère qui l’anime et même en être un peu honteuse.
Dans la vie, nous sommes tout le temps confronté à des sentiments divers. De l’amour à la haine en passant par la colère, la jalousie, l’envie, l’indifférence et ainsi de suite...
Que faire de tout ça ?
Certains vous diront de les surmonter, de les combattre, de les refouler ou de les sublimer.
Ainsi il faudra combattre la colère, l’envie, la jalousie, la concupiscence. Il vous demanderont de sublimer l’amour, d’en faire un amour quasi divin qui s’offre à toutes les créatures.
D’autres, enfin, vous diront de « rester zen ».
Surtout ne les écoutez pas !
Quand vous serez morts, vous serez zen, ça, je vous l’assure.
Vivant soyez conscients !
Concient ! Le mot est dit. Soyez conscient de vos colères, de vos amours, de vos travers, de vos pulsions, c’est le meilleur moyen  pour ne pas se laisser déborder. Vivez vos colères, vos amours « avec conscience », regardez votre colère naître, atteindre son pic, observez-là qui s’emballe, qui suppure la haine et puis, voyez là s’estomper et mourir de sa belle mort...
Etre conscient de sa colère, c’est en faire son alliée, c’est vivre un face à face dans lequel chacun, vous et votre colère, se regarde et se jauge. A ce peitit jeu, elle ne vous subjugera pas car vous la connaissez, vous êtes conscient !
Ne soyez pas honteux de ces pulsions. Elles font partie de votre être. Ne les refoulez pas. Soyez simplement le spectateur de leurs allées et de leurs venues.
Et assumez-les. Dites : « Je suis un(e) colérique, une jalouse (jaloux) » et ainsi de suite.
En prenant conscience de ces états, vous les maîtrisez. Ils ne vous auront plus par surprise.
Si vous êtes alcoolique, reconnaissez-vous comme tel ! Ne vous cachez pas derrière des formules du genre : « Je bois un peu... mais... comme tout le monde... et puis une fois n’est pas coutume... » Non ! Dites-vous que vous êtes alcoolique comme votre voisin est philatéliste. Soyez conscient ! Assumez ! Reconnaître cet alcoolisme c’est déjà le prendre en main... et si vous souhaitez ne plus l'être, vous le déciderez "en conscience".
Vivez gaiement votre colère. Essayez de ne pas en faire quelque chose de trop sérieux. Votre colère sera un exutoire, une purge libératrice. Ne refoulez-pas, comme le font les prêtres, les hypocrites et les ignorants.

La violence vraie, celle qui explose comme une nouvelle naissance est nettement moins dangereuse et terroriste que la violence encadrée, planifiée, préméditée qui est celle des Etats et des institutions.
Voyez les Etats qui déclarent la guerre. Jamais ils ne reconnaîtront qu’ils cèdent à des pulsions de violence et de terreur. Jamais ! Ils diront qu’ils appliquent le droit, qu’ils agissent en conformité avec telle ou telle directive. Qu’ils pratiquent, comme ils disent, des frappes chirurgicales. L’attentat du onze septembre a permis une riposte qui, tous les jours, en Irak, tue autant de personne que ce jour là, à New-York ! Terorisme d’Etat !

Voyez Israël...
Qui est le terroriste dans ce petit jeu là ?
Voyez la violence larvée des petits chefs dans les entreprises, celle des petits profs dans les Universités. La violence des minables, des sous-fifres frustrés qui se pommadent de leurs décadentes vanités.
Vous, soyez orgueilleux. Revendiquez-vous comme le maître de vos passions !
Et vivez-les !

 

Pour une fois, je suis d'accord avec Monsieur Le Pen. Les évènements du onze septembre à New-York ne sont qu'un "incident". Regrettable, condamnable. Mais rien qu'un incident.

La réaction qui s'en est suivie est un crime !

 


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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 14:05
Mademoiselle Bahia


Pour présenter des vœux, il faut être un peu naïf, voire carrément candide. Les ans qui passent et marquent mes traits ont émoussé ces angélismes. C’est donc avec une certaine dose de scepticisme désolé que je vous souhaite un année heureuse, prospère, riche en émotions et surprises, pourquoi pas ?
Personnellement, qu’il me soit permis, non pas d’espérer, mais de penser tout simplement que ceux qui se massacrent aujourd’hui avec autant de coeur pour une cause ou l’autre, se mettent non pas à réfléchir, ce qui serait trop leur demander, mais tout simplement à penser à eux avant que les tripes ne leur sortent par le nombril.

Et puis-je aussi demander à tous ceux qui, de loin ou de près, nous gouvernent et nous influencent quand ils ne nous intoxiquent pas, de cesser de nous gaver de grands mots comme « droits de l’homme » ou « démocratie ». Il y a des pudeur qui se perdent, ces mots furent grands, ils sont aujourd’hui bradés et trâinés dans la boue. Vade retro !

Et si avant de construire quoi que ce soit, nous nous mettions tous à l’ouvrage pour déconstruire. Après tout dans « déconstruire » il y a « construire » ?

Et d’en finir avec nos attentes d'un monde régénéré par une pensée quelconque, les pensées sont comme les hommes, elles finissent en poussière.
Les faits sont plus forts qu’un Lord Maire, disent les Anglais et ils ont raison.

Et si je vous souhaitais de vivre tout simplement ? C’est-à-dire de manger, boire, aimer, espérer (un peu quand même), et puis de ne vous leurrer d’aucune façon. Ce voyage est dans la nuit, éclairez-le si vous le souhaitez, ce ne sera jamais que votre propre petite lumière qui vacillera au gré des vents mauvais.
Et surtout, ne vous fiez pas à vos petites vérités personnelles, elles sont votre pire ennemi.
Par contre, ne perdez pas ce sens critique et ce devoir d’impertinence qui fait que vous restez homme et non pas une chose quelconque, comme tant voudraient que vous soyez…

Quant à vos semblables, si vous souhaitez vivre dangereusement, faites-en des Frères et des Sœurs, vivre dangereusement est un choix risqué mais fort respectable.

Après tout, comme le disait Nietzsche : l’homme est méchant, mais la femme est mauvaise.

Aussi, c’est avec plaisir que je laisse à ma favorite, si jeune, si belles et féline, le privilège de se joindre à moi !

  
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:00
S.M. Henry IV


Les choses ne vont pas bien en ce bas monde. Le bruit des armes se fait entendre un peu partout, la finance s’est écroulée, la récession est là qui compte bien y rester et, comme d’habitude, ce sont les plus démunis qui trinquent.

Et qu’entends-je ? Des sophismes éculés, des promesses creuses, des slogans mielleux et des analyses suspectes. On nous prend pour des cons, moi le premier ! Je n’aime pas ça, cela me met en colère.

Alors, je me prends à rêver.

J’imagine un monarque bon qui, du haut de ses pouvoirs ne pense qu’au bien-être de son peuple, le voit le dimanche autour de la poule au pot et, le lundi, repartir au travail content, sans crainte de voir son usine s’envoler vers des cieux moldo-slovaques, travailler en gagnant de quoi vivre et non survivre et voir le capital respecter le travail avant les actionnaires.

Et ce souverain de nous enseigner la modération dans la consommation, de mettre un frein à cette fringale d’achats qui ne rend heureux que ceux qui les suscitent.

Fier de diriger un peuple qui se sent bien chez soi et ne voit le monde que pour ce qu’il est : une maison commune à préserver et aimer.

Je pensais à tout cela en lisant les ouvrages de Messieurs Frederick Pohl et G.M Kornbluth. Ils avaient imaginé un Terre où seuls deux agences de communication (ou de pub si vous préférez) faisaient la loi, le politique se contentant de réguler leur intense concurrence. Les terriens, saturés de publicité vingt-quatre heures à la suite n’étant que des objets de consommation même pas estimés par des communicants arrogants.

Dans le fond, on n’en est pas très loin…

Les groupes de pression sont de moins en moins discrets, ils pèsent de tout leur poids sur nos dirigeants pour influencer leurs réformes. Et dans le fond, des réformes, en avons-nous tellement besoin. Ne faudrait-il pas à la place, non pas une révolution comme je me suis plu à l’écrire si souvent, mais une restauration ?

Restaurer le vrai à l’heure du faux. Restaurer une qualité de vie simple et en osmose avec les forces naturelles que nos industriels méprisent de toute leur morgue. Cesser de consommer comme des psychotiques, se dire que décidément, on vivrait mieux, moins malades ou névrosés sans ces tas de trucs qu’on veut nous imposer et sans lequels, paraît-il la vie ne serait plus ce qu’elle devrait être…

Qu’on-t-il fait de la démocratie ceux-là mêmes qui s’en prévalent avec tant de hauteur ?

Une confrontation entre groupes de pression. Une honteuse mascarade de ce qui en est l’essence même : le gouvernement du peuple. Mais le peuple, il le méprise hors ces périodes d’élections qui sont autant d’hymnes aux mensonges les plus honteux. « They love not poison that do poison need » (Shakespeare).

Vous les supportez encore, ces petits barons jaloux de leurs privilèges, ces courtisans flagorneurs, ces demi-mondaines que la presse adule et ce pseudo-monarque ami des riches, des puissants et des bateleurs ?

Alors, je vous le dis sans ambages, je ne défendrai pas cette caricature de « démocratie » qui leur sert de cache-sexe. J’attends l’arrivée du Grand-Roi qui, à l’instar de ses illustres aïeux, viendra restaurer un règne de bien public dont il sera, dans sa chair, le garant.

Qui se penchera sur le peuple et adoucira son sort avant celui de ses amis. Qui rendra à la justice son rôle et à l’enseignement son devoir.

Bienveillant envers les faibles et sans pitié à l’égard des puissants.

Dites-moi où il se trouve, je n’attends que lui pour crier haut et fort :

Vive le Roi !

 

 

 

 

  
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