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Penser l'actualité, le quotidien et l'histoire sans a-priori et avec un esprit critique.

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Cherchons l'erreur !

Karl Popper (+1994) est un de ces penseurs dont le raisonnement prend la tangente, s’ancre là où on ne l’attendait pas. Cela fait de cet homme né à Vienne et ébéniste (entre autres) de son état une référence incontournable.

Plutôt que de chercher la vérité, pourquoi ne pas dénoncer l’erreur ? C’est le critère de réfutation qui sera la marque de sa recherche.

Plus une théorie paraît véridique, plus elle colle à la réalité, moins elle ne peut être prise en défaut, plus ce critère devra lui être appliqué.
C’est la théorie de la relativité de Einstein, précisément parce qu’elle est sujette à critique et
réserves qui inspire cette théorie à Popper.
Il va ainsi dénoncer « l’inductionisme », cette théorie qui consiste à tirer une conclusion générale à partir d’un nombre « x » d’observations identiques.

Selon cette théorie, tous les corbeaux devraient être noirs de plumage puisque les seuls corbeaux observés jusqu’à présent le sont. Or, rien ne permet d’affirmer qu’il n’existe pas de corbeaux albinos !
Si une observation empirique n’est pas une garantie de véracité pour une théorie explicative, par contre, elle peut fort bien conclure à l’inexactitude d’une théorie.
Une théorie scientifique est une théorie réfutable, donc une théorie dont on peut éventuellement mettre en cause l'exactitude.
La conclusion d’une théorie scientifique n’est jamais « dogmatique ».
Ainsi, la proposition : « Il existe un serpent de mer » est une proposition irréfutable car on ne peut démontrer sa fausseté. Par contre : « Il existe un serpent de mer actuellement exposé au British Museum » est un proposition réfutable. Donc vraie !
Une théorie scientifique, pour être admise, doit donc être réfutable mais non réfutée ! Cette théorie n’est pas « prouvée » (c’est Popper qui insiste) mais simplement « corroborée ».
Ce n’est pas parce qu’une théorie n’a pas (encore) été réfutée qu’elle est vraie
En fait, poursuit le philosophe, il n’y a pas de vérité scientifique mais de  « véri-similarité ».

Le progrès, dans cette optique, est au bout de cette démarche critique.

Rien de plus.
Bel exemple de modestie…

 

11.02
 
 
 


 

 

 

 

 






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D
Salut-à-toi Confrère Conscient<br /> <br /> que de beaux sujets traités dans cet espace et la recherche de la vérité n'est pas l'un des moins nobles. Alors je vais m'asseoir bien sagement et prêter l'oreille à tes enseignements qui m'aparaissent aussi concis que complets.<br /> <br /> Ma citation préférée sur le sujet : <br /> "La vérité, c'est ce qui continue d'exister quand on cesse d'y croire"<br /> Phillip K DICK<br /> <br /> Darkside<br /> PS : la bienvenue à toi dans la communauté "Après nous le déluge".
Répondre
C
<br /> Philip K Dick est une excellente référence ! Il avait une vision "dark side of the moon" d'une vérité qui lui paraissait évanescente et qu'il s'efforçait, le pauvre, de saisir par la queue...<br /> Ne plus croire en rien de ce qui nous paraît être, serait aussi une définition - tout aussi fuyante - de la vérité !<br /> Merci !<br /> <br /> <br />