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Penser l'actualité, le quotidien et l'histoire sans a-priori et avec un esprit critique.

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Quel est le sens de la mort ?

La condition humaine est une tragédie : elle est condamnée à mort !

Et rien n’y fera, la Parque est là qui viendra quand son temps sera venu.

A la question : la vie a-t-elle un sens ? aucune réponse définitive n’a été donnée ; posons-nous alors la question : la mort a-t-elle un sens ? 

La mort est la fin de l’existence, elle est le moment où nous ne sommes plus « là « , mais qu’étions-nous quand nous étions « là » ?

Nous sommes sortis de notre stance un beau jour, sans l’avoir voulu, frustrés et angoissés d’en être séparé et nous avons été, à notre esprit défendant, exposé « là » sans savoir vraiment pourquoi.

Car la question : pourquoi vivons-nous ? se pose aussi.

Suffit-il de vivre pour se rendre compte que dans le fond nous sommes indépendants de notre conditon d’ »êtres » humains. Que nous sommes indépendants du fait d’être tout court ? Qu’en somme l’être n’est qu’un moyen – et non pas une conditon nécessaire – pour nous faire reconnaître des autres, qui ne sont pas plus que nous ne sommes ,

Etre indépendant du fait qu’on « est », fait de la mort, négatrice de l’existence, un retour vers une authenticité non pas originelle mais essentielle.

Notre essence, dans cette perspective, serait la mort, l’absence d’existence, la reconnaissance de la stance comme « là » de toute éternité.

Et l’existence, une perturbation de cet « ordre des choses ».
Et nous serions marqué par la mort bien plus que par la vie !

La vie, Aristote l’avait compris, ne se justifie que par l’âme, cette animation qui fait qu’une plante n’est pas un caillou et un homme plus « animé » qu’une plante.

Oui, mais si âme il y a, pourquoi ?

Pourquoi a-t-il fallu qu’un beau jour la stance dans laquelle baignait – sans doute en pleine béatitude – ce qui deviendra un humain, soit perturbée et expulse ce dernier ?

Les multiples réponses à cette question n’ont pas épuisé le sujet.

Au bout du compte, il reste la mort, à laquelle tout un chacun, arrivé au bout de la route, finit par aspirer à en croire le bon docteur Freud.

Ces quelques lignes, vous vous en doutez,  ne donneront pas une réponse à ces interrogations existentielles. Elles visent simplement à mettre en exergue le domaine propre de la philosophie, soit, comme l’a si bien circonscrit Jaspers, les situations limites qui sont le propre du domaine de la pensée philosophique.

Vivre et mourir se prêtent, par excellence, à la réflexion – dans le sens du retour en soi – philosophique. Mais, vous demanderez-vous, l’homme désire-t-il à ce point opérer cette ré-flexion, n’est-elle pas trop difficile d’accès, décapante dans sa mise à plat de nos illusions et croyances toutes faites ? La réponse est sans ambages. L’homme, dans sa grande majorité, fuit ces interrogations. Il se réfugie dans le « on » anonyme et protecteur.

La mort est une tragédie, la vie l’est aussi avec son cortège de malheurs, d’injustices, de désillusions et de trahisons. Mais elle a au moins une qualité : elle met le « moi » en première ligne. Cruellement, sans doute, mais l’intensité avec laquelle elle le fait, est sans pareille.

Reste la noblesse de la lucidité qui nous fait avancer, pareil à un chevalier solitaire juché sur son fidèle destrier, insensible au vents mauvais qui balaient une plaine hostile.

Mais c’est Don Quichotte, que vous nous décrivez là ?

Affirmatif ! Soyons des Don Quichotte !

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