Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Penser l'actualité, le quotidien et l'histoire sans a-priori et avec un esprit critique.

Publicité

Le cas de Mme Sebire.

Le cas de Mme Sebire.

 

Sebire1

 

 

J’ai lu dans un blogue les considérations intellectuelles de Mgr Suaudeau sur la souffrance et la mort.
C’est consternant ! Facile de parler de la souffrance rédemptrice quand on est en bonne santé. Facile de philosopher sur la mort quand on est vivant. Rien n’a changé depuis l’Antiquité qui voyait toutes ces saines et bonnes âmes nous dire comment souffrir et mourir.
En France, nous sommes confrontés aujourd’hui au cas de Madame Chantal Sebire, cette femme qui demande à mourir au terme d’une maladie incurable,  éminement pénible et aliénante.
Quoi qu’en pensent certains, la médecine ne maîtrise pas bien la souffrance. La morphine n’est pas une panacée universelle. Des malades la supportent mal et y sont parfois allergiques. Les soins palliatifs n’en sont qu’à leurs balbutiements. Bien des malades en phase terminale ont le choix entre mourir conscients et souffrants ou parfaitement assommés.
Je pense, dès lors, que tous ces penseurs, avant de pontifier, devraient visiter quelques dispensaires et parler aux malades.
Il y a aujourd’hui des pathologies qui n’en finissent plus, alors qu’il y a trente ans à peine elles tuaient en quelques semaines. Le patient fait – parfois – les frais des nouvelles thérapies. Il ne s’agit pas toujours d’acharnement, mais de protocoles appliqués dans le doute et l’espoir. Mais quoi ? Ne rien faire, sinon laisser la mort prendre le relai ou courir le risque de voir la maladie n’en plus finir et le malade souffrir ? Cruel dilemme.
Mais dilemme d’exception qui doit permettre une solution d’exception.
C’est le cas de Madame Sebire. Si cette femme souffre comme elle le dit, il est humain, il est légitime d’en finir avec des traitement qui ont pris des années à se révéler inopérants. Il faut lui permettre de s’endormir une fois pour toute. Le traitement de sa maladie, grave et rare a permis à la science de faire – peut-être – quelques progrès.
Elle en a souffert. Suffit !
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article