Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Penser l'actualité, le quotidien et l'histoire sans a-priori et avec un esprit critique.

Publicité

La chute de l'Empire...

Quelles sont les causes de la chute de l’Empire Romain d’Occident ?

Elles ne sont pas si nombreuses. Si l’on se réfère à Lhomond, spécialiste séculaire en la matière, on peut les résumer comme suit :

 

A l’apogée de l’Empire, les Romains travaillent moins. Ils ont des esclaves et des prisonniers de guerre pour les basses besogne. Des « travailleurs immigrés », clandestins ou non,  pénètrent dans l’Empire et encombrent les banlieues des villes. Les hommes politiques romains pratiquent le clientélisme. Ils soignent leurs électeurs, leur trouvent des emplois de complaisance, leur offrent « panem et circenses », du pain et des jeux.

Une nouvelle religion apparaît. Issu d’une secte juive hétérodoxe, le christianisme attire à lui les couches les plus pauvres de la population. Religion égalitariste, eschatologique et réductrice il concurrence la vieille religion des Romains et le culte de Mithra qui lui, est viril, secret, initiatique.

Les élites romaines sont coupées du peuple, elles vivent entre elles, ne parlent plus le latin mais le grec, plus chic, plus cultivé même si cette langue est aussi celle des esclaves et des Chrétiens.

Elles évoquent des idées, des doctrines diverses qui les coupent du peuple et de ses préoccupations quotidiennes.

Les Romains, fins juristes, n’ont cependant supprimé aucune institution politique au cours de leur histoire, toutes se sont juxtaposées, donc jalousées et concurrencées. C’est ainsi qu’à la chute de l’Empire, il y avait à Rome un Empereur, mais aussi un Consul, un Roi. Le fonctionnement administratif était si complexe qu’une chatte n’y reconnaissait pas ses petits.

L’empire qui s’étendait de l’Ecosse à l’Arabie, du Rhin à l’Atlas, attirait à lui des populations attirées par ses richesses et sa civilisation. Elles vinrent en masse, firent pression et, petit à petit, envahirent l’Empire et sa capitale.

 

Voilà. Remplacez esclaves et prisonniers de guerre par travailleurs immigrés. Latin par anglais. Christianisme par Islam, élites par politologues, sociologues et économistes, institutions romaines par institutions européennes, ajoutez l’immigration clandestine des désespérés d’Afrique et d’ailleurs et vous avez les ingrédients requis pour que l’Histoire repasse les plats.

 

Je sais, je risque de faire le jeu de l’extrême-droite et des autres excités d’un occident chrétien et impérial, mais la politique de l’autruche n’en est pas une.

Le réalisme est de considérer cette situation de sang froid. Nous allons au-devant de changements significatifs si nous ne changeons pas radicalement notre façon de voir et d’aider les peuples en difficultés.

Si nous ne pratiquons pas mieux la solidarité entre les diverses couches de la société.

Si nous ne partageons pas mieux les richesses.

On en est loin, hélas et les princes qui nous gouvernent, consciemment ou non, soignent davantage les nantis que leurs mandants.

La Révolution n’est rien d’autre que remettre les choses à l’endroit.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Le parallelisme que vous faites entre la chute de l'Empire romain d'Occident et la situation occidentale actuelle est véridique. Le vrai s'y instille.<br /> "Faire le jeu de l’extrême-droite et des autres excités d’un occident chrétien et impérial" est effectivement un risque. Mais quoi de plus naturelle que de sans cesse rechercher une réalité (et non le réalisme, qui reste une certaine magnification).<br /> <br /> J'ai pensé à cela il y a quelques année, lorsque j'avais entamé l'oeuvre de Gibbon. C'était en 3eme. Quatre ans plus tard, je me suis renforcé dans cette idée que l'on pouvait établir le lien entre la chute de Rome en 492, et le problable déclin entamé depuis longtemps. Aujourd'hui n'étant que la continuité d'un avant. Que la fin de l'Histoire n'est pas encore arrivée. Peut on parler de "déclin" occidentale à voir la société sclérosée, un milieu politique coupé de sa base? C'est loin d'être sûr. <br /> <br /> Il y a quelques mois s'est tenu à Venise, au Palais Grassi, une exposition qui tentait de montrer, assez jutstement d'ailleurs, que la chute de Rome n'en était pas une, qu'il ne s'agissait que d'ue longue période où la culture romaine s'est trouvée dans une tempête, mais jamais elle n'a disparu. Une culture disparait elle seulement?
Répondre