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Ce qui devait arriver vient de tomber sèchement. Dans un bref communiqué, le Conseil de l’Ordre du Grand-Orient de France a décidé de déférer devant la justice maçonnique la Loge Combat pour avoir initié une femme en contravention avec une résolution du Convent de l’Obédience refusant que les Loges procèdent à des initations de femmes.
Mais cette résolution est-elle légale ?
« On ne peut déroger par des conventions particulières aux lois qui intéresent l’ordre public et les bonnes mœurs. »
C’est l’article 3 du Code civil qui pose cette assisse fondamentale de notre droit.
Toute discrimination basée sur le sexe étant contraire à l’ordre public, la résolution du convent ne doit, ni ne peut être respectée.
Le Conseil de l’Ordre, dont la tâche est d’appliquer les résolutions du Convent, est dans son rôle de poursuivre, mais conscient de ce qui précède et anticipant la suite, il a fait en sorte qu’administrativement la réception de la candidate de samedi dernier soit parfaite.
En somme il poursuit la Loge non pas pour avoir initié une femme, mais pour ne pas avoir respecté une résolution du Convent…
Ce même Convent a cependant repoussé à 75 % une résolution demandant confirmation du caractère strictement masculin de l’Obédience.
En somme, le Grand-Orient de France n’est pas exclusivement masculin, mais les femmes n’y sont pas admises.
Si ce n’est pas de la casuistique de Jésuite, cela s’appelle comment ?
La suite est prévisible.
Si la Loge Combat est supendue, elle s’adressera à la justice civile dans une action contre le Grand-Orient de France.
Et là, le différend sera public et pas pipole du tout !
Faut-il en arriver là ?
N’y-a-t-il pas, au moment où la société française est confrontée à une foule de problèmes qui hypothèquent son avenir, d’autres terrains de spéculation, d’autres combats pour la justice, l’égalité et la fraternité ?
Retrouvons la mesure et, tous ensemble, hommes et femmes libres, mobilisons-nous pour rassembler ce qui est, encore et toujours, épars.