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Madame Bettancourt est libérée, tant mieux pour elle, ses enfants, ses maris. On est humain après tout, la captivité n’est pas un de ces cocktail mondains qui sont plus sa tasse de thé que la soupe au caïman dans la jungle.
Marquée, certes, mais manifestement en bonne santé, notre satisfaction serait totale n’était-ce cette tendance hystérique qui, au bout de toutes ces années, ne la quitte pas.
Mais bon, l’exaltation de la délivrance n’est pas faite pour la calmer.
Soyons réalistes, mes amis, Madame Ingrid Bettancourt est une gentille femme, issue de la (très) haute bourgeoisie colombienne qui a reçu une parfaite éducation, qui a voyagé et étudié en France où un premier mariage lui a octroyé la nationalité de notre pays.
Et puis, l’envie lui a pris de faire de la politique. Après tout, n’avait-elle pas fait Science-Po à Paris où elle eut Dominique de Villepin comme professeur ?
Et elle le fit, dans un parti à elle, baptisé Oxygène !
Marie-Chantal égarée chez les loups !
Sa libération est un coup de publicité pour Uribe et un échec pour Sarkozy qui souhaitait que cela soit son affaire. Le voilà tout marri. C’est toujours ça de pris !
Le peuple colombien mérite mieux que toute cette agitation, lui qui est exploité par une caste de politiciens corrompus et dont le sort se fait et défait à Washington.
La victoire d’une force révolutionnaire est plus que jamais nécessaire à son salut.
Et que Madame Bettancout retourne en France, patrie qu’elle « porte dans son cœur », qu’elle s’installe à Paris, dans le 16em arrondissement, elle s’y sentira à l’aise et brillera, nous n’en doutons point, dans les salons de ce beau monde qu’elle n’aurait jamais dû quitter.
Elle aura des histoires à raconter.
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Ceci n'est pas Ingrid Bettancourt