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Penser l'actualité, le quotidien et l'histoire sans a-priori et avec un esprit critique.

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Révolution ou restauration ?

S.M. Henry IV


Les choses ne vont pas bien en ce bas monde. Le bruit des armes se fait entendre un peu partout, la finance s’est écroulée, la récession est là qui compte bien y rester et, comme d’habitude, ce sont les plus démunis qui trinquent.

Et qu’entends-je ? Des sophismes éculés, des promesses creuses, des slogans mielleux et des analyses suspectes. On nous prend pour des cons, moi le premier ! Je n’aime pas ça, cela me met en colère.

Alors, je me prends à rêver.

J’imagine un monarque bon qui, du haut de ses pouvoirs ne pense qu’au bien-être de son peuple, le voit le dimanche autour de la poule au pot et, le lundi, repartir au travail content, sans crainte de voir son usine s’envoler vers des cieux moldo-slovaques, travailler en gagnant de quoi vivre et non survivre et voir le capital respecter le travail avant les actionnaires.

Et ce souverain de nous enseigner la modération dans la consommation, de mettre un frein à cette fringale d’achats qui ne rend heureux que ceux qui les suscitent.

Fier de diriger un peuple qui se sent bien chez soi et ne voit le monde que pour ce qu’il est : une maison commune à préserver et aimer.

Je pensais à tout cela en lisant les ouvrages de Messieurs Frederick Pohl et G.M Kornbluth. Ils avaient imaginé un Terre où seuls deux agences de communication (ou de pub si vous préférez) faisaient la loi, le politique se contentant de réguler leur intense concurrence. Les terriens, saturés de publicité vingt-quatre heures à la suite n’étant que des objets de consommation même pas estimés par des communicants arrogants.

Dans le fond, on n’en est pas très loin…

Les groupes de pression sont de moins en moins discrets, ils pèsent de tout leur poids sur nos dirigeants pour influencer leurs réformes. Et dans le fond, des réformes, en avons-nous tellement besoin. Ne faudrait-il pas à la place, non pas une révolution comme je me suis plu à l’écrire si souvent, mais une restauration ?

Restaurer le vrai à l’heure du faux. Restaurer une qualité de vie simple et en osmose avec les forces naturelles que nos industriels méprisent de toute leur morgue. Cesser de consommer comme des psychotiques, se dire que décidément, on vivrait mieux, moins malades ou névrosés sans ces tas de trucs qu’on veut nous imposer et sans lequels, paraît-il la vie ne serait plus ce qu’elle devrait être…

Qu’on-t-il fait de la démocratie ceux-là mêmes qui s’en prévalent avec tant de hauteur ?

Une confrontation entre groupes de pression. Une honteuse mascarade de ce qui en est l’essence même : le gouvernement du peuple. Mais le peuple, il le méprise hors ces périodes d’élections qui sont autant d’hymnes aux mensonges les plus honteux. « They love not poison that do poison need » (Shakespeare).

Vous les supportez encore, ces petits barons jaloux de leurs privilèges, ces courtisans flagorneurs, ces demi-mondaines que la presse adule et ce pseudo-monarque ami des riches, des puissants et des bateleurs ?

Alors, je vous le dis sans ambages, je ne défendrai pas cette caricature de « démocratie » qui leur sert de cache-sexe. J’attends l’arrivée du Grand-Roi qui, à l’instar de ses illustres aïeux, viendra restaurer un règne de bien public dont il sera, dans sa chair, le garant.

Qui se penchera sur le peuple et adoucira son sort avant celui de ses amis. Qui rendra à la justice son rôle et à l’enseignement son devoir.

Bienveillant envers les faibles et sans pitié à l’égard des puissants.

Dites-moi où il se trouve, je n’attends que lui pour crier haut et fort :

Vive le Roi !

 

 

 

 

  
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