Penser l'actualité, le quotidien et l'histoire sans a-priori et avec un esprit critique.
Jacques et des amisReviens, Chirac ! On ne t’a pas apprécié à ta juste valeur. Il a fallu que l’autre se pointe, ce petit nerveux, dont je-ne-sais-plus-qui a écrit qu’il était un immigré hongrois en route pour l’Amérique qui a posé ses valises en France, pour réaliser combien on a été injuste envers toi !
T’es un enfant du pays ! Tu aimes le bon vin (la Corona aussi, mais c’est pas grave), l’odeur de la terre, le cul des vaches, le parler paysan, les filles de chez nous (mis à part un caprice italien,, mais tout le monde a ses défauts). Tu serres les pognes et tu aimes ça.
La foule t’électrise, ta réplique est vive et spontanée, il y a du terroir qui se dégage de ta présence et avec toi on est heureux de se sentir de quelque part, pas loin d’ici..
L’autre, il boit de l’eau ( !), paraît même qu’il fait dans les karaoké quand le Perrier lui monte à la tête (toi, tu aimes le Sumo), son terroir c’est l’Amérique ou, mieux ! la Californie, et s’il a pas le temps d’apprendre l’anglais, même que son français est juste, il s’en contre-fout comme le dernier de ses ministres..
Il sait pas d’où il vient, dit que les racines ça freine, que l’important n’est pas derrière mais devant, que le passé n’a qu’à flamber, que l’avenir c’est tout droit et tant pis pour les pâquerettes que l’on écrase, le progrès est à ce prix.
Il appelle ça : rupture !
Toi, des racines t’en as plein, il n’y a qu’à te voir au salon, chez les paysans, pour comprendre combien la terre et toi faites bon ménage, un homme qui aime la terre à ce point ne peut être mauvais.
Non ?
Après tout, Jacques (tu permets que je t’appelle Jacques, n’est-ce-pas ?), on demande quoi, nous Français, au premier magistrat ? D’être un père ou à défaut un grand frère… rien de plus.
De Gaulle, c’était le père, toi le grand-frère. Jamais on n’aurait imaginté boire un canon avec le grand Charles, une Corona, au zinc en ta compagnie, c’était faisable et çà le reste, cela ne dépend que de toi !
Et même qu’en la sirotant, on ne devrait pas parler de politique ; le pays, les gens, les jours avec et les jours sans suffisent… pas besoin de grands mots, de belles envolées… on se reconnaît entre nous, l’autre on le connaît pas, c’est tout !
Alors, tu te décides quand ?
Tu le sais comme nous, en face il n’y a pas grand monde. Les deux femmes se tirent la g…, le petit facteur plaît à ma fille, mais plaire aux fille n’assure pas vraiment, reste Bayrou…
Vous vous étiez un peu disputé sur la fin, mais faudra passer dessus.
Tu le prendras comme premier ministre. Un vrai de ministre cette fois ci, avec un vrai gouvernement et un Parlement qui discute, râle et finit quand même par voter.
Et si des fois il te manque un sous-secrétaire quelque part, je veux bien t’aider…
Et toi tu présideras ce petit monde comme on attend d’un grand-frère qu’il finisse papy.
T’en penses quoi ?