Vous êtes les premiers à condamner le terrorisme, et sans appel ! Et vous avez raison… On peut comprendre les causes qui génèrent le terrorisme, on peut plaider pour les terroristes, on ne peut pas absoudre l’acte terroriste qui frappe des innocents. Clair ? Et voilà qu’à Paris, en grande pompe, le Président Sarkozy reçoit Kadhafi. Vieille crapule exhibitioniste, instigateur du terrorisme, pourvoyeur de fonds des criminels, dictateur mégalomane, responsable du calvaire des infirmières bulgares et du médecin palestinien. Ah, oui ! que voulez-vous ? Cinq milliards de commande, rien que pour cette visite… alors, on se tait, on invoque « l’intérêt supérieur de l’Etat » et, accessoirement, celui des industriels de l’armement, pour expliquer cette dérobade. Madame Yade, que j’ai traité de « ministricule », a semé la pagaille dans le clan sarkozyste en dénonçant vivement, ce lundi dix décembre dans « Le Parisien », la visite de ce potentat autocrate : « La France n’est pas un pallaisson sur lequel on s’essuie les pieds. » Bravo ! Restera-t-elle secrétaire d’Etat ? On verra. En attendant, Kouchner, ce matin s’évertue et s’énerve sur France Inter à justifier les reniements de son Président qui, candidat, déclarait : « Quand, pour les contrats, on oublie les droits de l’homme, on n’a ni les droits, ni les contrats ». Et Kadhafi arrive de Lisbonne où il a prononcé un discours apologétique du terrorisme, disant que ce recours pouvait être « normal »… Il a tout compris ! Il profite de la politique de l’instant, fort de son pouvoir économique et des convoitises commerciales qu’il suscite. Il sait que pour des intérêts économiques, les occidentaux vendraient père, mère et leurs sacro-saints principes en prime. Que tout ce que les occidentaux proclament haut et fort se tait quand l’argent pointe le bout de son nez. Des prostituées, les occidentaux ! et encore, une prostituée est une respectueuse, elle ! Le recevoir ainsi, cinq jours ! visite à l’Assemblée Nationale, s’il vous plaît, petits fours, grands plats, discours, poignées de mains, sourires, photographes, hôtesses, révérences et tapis rouge… De honte ?